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« Karim, à notre insu » raconte l’épanouissement d’un fils et le combat d’une mère.
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Journaliste, réalisatrice et présidente du Club de la presse de 2012 à 2016, Françoise Schöller est l’auteure du documentaire « Karim, à notre insu » qui raconte l’épanouissement d’un fils et le combat d’une mère, programmé sur France 3 Grand Est, le 17 février prochain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Françoise Schöller, pendant plus d’un an, vous avez suivi, Karim, autiste trentenaire  et son immersion avec un collectif de jeunes artistes sur le tournage d’un long-métrage. A quel moment avez-vous décidé de réaliser ce documentaire ? Est-ce que Karim et Rita, sa maman ont tout de suite été d’accord ? </strong></p>
<blockquote><p>C’est la lecture du livre de Rita Tataï « Moi Karim, je suis photographe »  qui a tout déclenché. Je ne connaissais alors ni Rita, ni Karim. J’ai été touchée par le combat invisible et souvent solitaire que cette maman  avait mené pendant des décennies pour son fils, avec lui, contre l’autisme. J’ai eu envie de l’aider. Nous avons beaucoup  parlé et, au cours de nos échanges, j’ai compris que ce qui manquait le plus à Karim, c’était de fréquenter des jeunes de son âge et de se faire des copains. Rita le savait aussi mais ne savait pas comment faire. Les moments offerts par-ci par-là par ses amis à elle ne suffisaient pas pour casser l’enfermement dans lequel Karim était reclus, le tirer de sa violence et le sortir de sa dépendance totale avec sa mère. J’en ai parlé à mes fils et à certains de leurs copains et je leur ai proposé ainsi qu’à Rita de tenter une démarche ouverte, progressive et expérimentale, sans savoir où elle nous conduira. Rita a été tout de suite d’accord de tenter l&rsquo;expérience. Les jeunes ont suivi.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment avez-vous convaincu Keren Production de vous suivre sur ce projet « sensible » ?  </strong></p>
<blockquote><p>Le courant est passé assez vite. Le producteur, Samuel Moutel était très à l’écoute. Je lui ai demandé après ce qui l’avait convaincu. Voici sa réponse: « La ligne éditoriale de Keren production est depuis sa création tournée vers des sujets sociaux et des histoires humaines fortes. Ce film sur Karim combine ces deux axes fondamentaux. La singularité et l’exemplarité de cette histoire nous a convaincu que le film devait exister. Mais ce qui a été absolument déterminant dans notre engagement, c’était le lien de confiance extrêmement fort qui liait Françoise à Karim et Rita, sa mère. Ce lien est fondamental lorsque l’on s’engage à filmer le réel « .</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Votre documentaire offre un autre regard sur l’autisme, trop peu exploré, selon vous, dans les médias ? </strong></p>
<blockquote><p>Comment aménager un espace pour sortir de l’exclusion sociétale sans rien créer d’artificiel, sans être ni démonstratif ni dogmatique ? Cette question sous-tend tout mon projet depuis le début. Elle a éclos de manière spectaculaire lorsqu’est arrivée la surprise d’emmener Karim sur un tournage de film de fiction en Normandie qui allait réunir une bande de trentenaires. En me lançant dans cette aventure, je ne savais rien de son issue mais pour moi, le pari du documentaire était précisément cette absence de garantie de réussite. On s’aperçoit que lorsque la volonté y est, c’est assez simple d’accueillir la différence. On s’aperçoit que plutôt qu’un handicap, l’autisme est davantage une autre manière d’être au monde. Les lignes commencent à bouger tant dans les media que dans les institutions. D’autres voies que l’enfermement se dessinent.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce documentaire raconte l’histoire d’une immersion, celle de Karim, mais aussi d’une ouverture, celle des jeunes qui l’accueillent dans leur groupe. Avez-vous rapidement perçu cette émulation ? </strong></p>
<blockquote><p>Tout à fait. Très vite, ils ont compris qu’il n’y avait rien à faire de particulier si ce n’est être bienveillant et à l’écoute  pour rassurer Karim si l’angoisse montait. Le succès de cette aventure est dû je crois au fait que tous ont traité Karim comme un des leurs et ne l’ont pas ménagé plus qu’un autre. Puis, il faut dire que Karim est très attachant et blagueur. C’est souvent lui qui détendait l’atmosphère lorsqu’il y avait des tensions.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment vivra ce documentaire après sa diffusion sur France 3 ?</strong></p>
<blockquote><p>Nous espérons que le film sera tout d’abord repris par d’autres antennes du réseau de France 3 Régions ainsi que par d’autres diffuseurs français et francophones. En parallèle, le film devrait participer à des festivals en France et à l’étranger. Enfin, et c’est le principal, il nous semble important que les  très nombreuses associations qui œuvrent dans l’accompagnement des familles touchées par l’autisme puissent s’emparer du film. L’idée serait de pouvoir faire circuler le film via ces associations en organisant des projections-débat, accompagnées par Rita et/ou moi.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'>« Aujourd’hui, j’ai moins peur » a confié Rita, la maman de Karim à la journaliste Véronique Leblanc*. Ce bel hommage fait honneur à la décision de Françoise Schöller, qui en 2014, s’est lancée dans la réalisation et l’écriture de documentaires. Pour non seulement raconter des histoires, mais aussi faire des choses qui aient du sens et génèrent de l’action qui changent la donne. *<em>Or Norme Décembre 2021</em></div></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class='et-box et-download'>
					<div class='et-box-content'>Le documentaire « Karim, à notre insu » sera diffusé sur France 3 Grand Est le jeudi 17 février</div></div>
<div class='et-box et-download'>
					<div class='et-box-content'>Avant-première le lundi 31 janvier à 18h45 au cinéma L&rsquo;Odyssée à Strasbourg. <a href="https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspx?id=Q-LQrrWvlk6vNOpOXfSXnp_2T7yT4k5Bo36H6bbBZh9UM0pDR0gyTDhRNVVETzlJN0NTN0FRMkpHUS4u">S&rsquo;inscrire</a></div></div>
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<p><strong>Françoise Schöller, pendant plus d’un an, vous avez suivi, Karim, autiste trentenaire  et son immersion avec un collectif de jeunes artistes sur le tournage d’un long-métrage. A quel moment avez-vous décidé de réaliser ce documentaire ? Est-ce que Karim et Rita, sa maman ont tout de suite été d’accord ? </strong></p>
<blockquote><p>C’est la lecture du livre de Rita Tataï « Moi Karim, je suis photographe »  qui a tout déclenché. Je ne connaissais alors ni Rita, ni Karim. J’ai été touchée par le combat invisible et souvent solitaire que cette maman  avait mené pendant des décennies pour son fils, avec lui, contre l’autisme. J’ai eu envie de l’aider. Nous avons beaucoup  parlé et, au cours de nos échanges, j’ai compris que ce qui manquait le plus à Karim, c’était de fréquenter des jeunes de son âge et de se faire des copains. Rita le savait aussi mais ne savait pas comment faire. Les moments offerts par-ci par-là par ses amis à elle ne suffisaient pas pour casser l’enfermement dans lequel Karim était reclus, le tirer de sa violence et le sortir de sa dépendance totale avec sa mère. J’en ai parlé à mes fils et à certains de leurs copains et je leur ai proposé ainsi qu’à Rita de tenter une démarche ouverte, progressive et expérimentale, sans savoir où elle nous conduira. Rita a été tout de suite d’accord de tenter l&rsquo;expérience. Les jeunes ont suivi.</p></blockquote>
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<p><strong>Comment avez-vous convaincu Keren Production de vous suivre sur ce projet « sensible » ?  </strong></p>
<blockquote><p>Le courant est passé assez vite. Le producteur, Samuel Moutel était très à l’écoute. Je lui ai demandé après ce qui l’avait convaincu. Voici sa réponse: « La ligne éditoriale de Keren production est depuis sa création tournée vers des sujets sociaux et des histoires humaines fortes. Ce film sur Karim combine ces deux axes fondamentaux. La singularité et l’exemplarité de cette histoire nous a convaincu que le film devait exister. Mais ce qui a été absolument déterminant dans notre engagement, c’était le lien de confiance extrêmement fort qui liait Françoise à Karim et Rita, sa mère. Ce lien est fondamental lorsque l’on s’engage à filmer le réel « .</p></blockquote>
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<p><strong>Votre documentaire offre un autre regard sur l’autisme, trop peu exploré, selon vous, dans les médias ? </strong></p>
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<p><strong>Ce documentaire raconte l’histoire d’une immersion, celle de Karim, mais aussi d’une ouverture, celle des jeunes qui l’accueillent dans leur groupe. Avez-vous rapidement perçu cette émulation ? </strong></p>
<blockquote><p>Tout à fait. Très vite, ils ont compris qu’il n’y avait rien à faire de particulier si ce n’est être bienveillant et à l’écoute  pour rassurer Karim si l’angoisse montait. Le succès de cette aventure est dû je crois au fait que tous ont traité Karim comme un des leurs et ne l’ont pas ménagé plus qu’un autre. Puis, il faut dire que Karim est très attachant et blagueur. C’est souvent lui qui détendait l’atmosphère lorsqu’il y avait des tensions.</p></blockquote>
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<p><strong>Comment vivra ce documentaire après sa diffusion sur France 3 ?</strong></p>
<blockquote><p>Nous espérons que le film sera tout d’abord repris par d’autres antennes du réseau de France 3 Régions ainsi que par d’autres diffuseurs français et francophones. En parallèle, le film devrait participer à des festivals en France et à l’étranger. Enfin, et c’est le principal, il nous semble important que les  très nombreuses associations qui œuvrent dans l’accompagnement des familles touchées par l’autisme puissent s’emparer du film. L’idée serait de pouvoir faire circuler le film via ces associations en organisant des projections-débat, accompagnées par Rita et/ou moi.</p></blockquote>
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					<div class='et-box-content'>« Aujourd’hui, j’ai moins peur » a confié Rita, la maman de Karim à la journaliste Véronique Leblanc*. Ce bel hommage fait honneur à la décision de Françoise Schöller, qui en 2014, s’est lancée dans la réalisation et l’écriture de documentaires. Pour non seulement raconter des histoires, mais aussi faire des choses qui aient du sens et génèrent de l’action qui changent la donne. *<em>Or Norme Décembre 2021</em></div></div>
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					<div class='et-box-content'>Le documentaire « Karim, à notre insu » sera diffusé sur France 3 Grand Est le jeudi 17 février</div></div>
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2022 va rimer avec Europe puisque la France préside, depuis le 1er janvier, le Conseil de l’Union européenne
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<p>Pas de problème, Anka ….</p>
<p>Et nous revoilà submergés par une 5è vague et quasiment bilingues français-grec avec Omicron (si, si,  il reste encore quelques lettres jusqu’à Omega…)</p>
<p>Sinon,  2022 va rimer avec Europe puisque la France préside, depuis le 1er janvier, le Conseil de l’Union européenne, pendant 6 mois. On parle là des 27 pays membres de l’Union européenne, rien à voir avec le Conseil de l’Europe dont le siège est à Strasbourg, compte 47 pays membres et dont le rôle est la protection de la démocratie et des droits de l’homme. Précision pas tout à fait inutile car certains élus et journalistes se mélangent encore les pinceaux…</p>
<p>Bref, présider le Conseil de l’Union européenne signifie que chaque ministre français assure cette fonction au sein du groupe de travail dont il est membre. Exemple : le ministre français de l’Agriculture préside le Conseil Agriculture, le ministre de l’Economie celui du Conseil Affaires économiques et financières….. C’est un évènement car cette présidence tournante a lieu tous les 13 ans, la fois précédente, c’était en 2008 sous Nicolas Sarkozy. C’est l’occasion pour les Etats membres de mettre à l’agenda leurs priorités et de pousser certains dossiers.</p>
<p>Qualifié de « moment historique » par Emmanuel Macron, ce grand exercice de gouvernance européenne a une devise : « Relance, puissance, appartenance ». En clair, construire une souveraineté stratégique européenne, réformer l’espace Schengen, mettre sur les rails l’Europe de la Défense et promouvoir une souveraineté technologique européenne dans le cadre du Pacte vert européen qui prévoit la neutralité carbone en 2050.</p>
<p>Tout cela en 6 mois ?  Impossible n’est pas français, paraît-il ! L’objectif est ambitieux d’autant que cette présidence européenne va se télescoper dès la mi-mars avec la campagne officielle de la présidentielle. La France pourra en tout cas compter sur le soutien de l’Allemagne et de sa toute nouvelle coalition pro-européenne, les planètes sont donc alignées.</p>
<p>Bonne année….. européenne !</p>
<p><strong>Christine Boos</strong></p>
<p><strong>Présidente &#8211; Club de la presse Strasbourg Europe</strong></p>
<p><strong>Journaliste &#8211; Rédaction européenne &#8211; France Télévisions</strong></p>
<p><a href="mailto:christine.boos@francetv.fr">christine.boos@francetv.fr</a></p>

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<p>Bref, présider le Conseil de l’Union européenne signifie que chaque ministre français assure cette fonction au sein du groupe de travail dont il est membre. Exemple : le ministre français de l’Agriculture préside le Conseil Agriculture, le ministre de l’Economie celui du Conseil Affaires économiques et financières….. C’est un évènement car cette présidence tournante a lieu tous les 13 ans, la fois précédente, c’était en 2008 sous Nicolas Sarkozy. C’est l’occasion pour les Etats membres de mettre à l’agenda leurs priorités et de pousser certains dossiers.</p>
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<p>Bonne année….. européenne !</p>
<p><strong>Christine Boos</strong></p>
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<p id="gmail-docs-internal-guid-dc999d95-7fff-683f-1187-071c564c9f7e" dir="ltr">Créée en 1982, RCF* compte désormais 64 radios locales en France et en Belgique. Après avoir été le correspondant d’Europe 1 dans l’Est, Arthur Helmbacher est le nouveau directeur de RCF Alsace. Il répondu aux questions d&rsquo;actu.</p>
<p dir="ltr">.</p>
<p dir="ltr"><strong>RCF Alsace a fêté ses 3 ans, comment se compose aujourd’hui l’équipe de la rédaction ? Et quelles sont ses émissions ?</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr">La couverture de l’actualité est un des piliers sur lesquels repose RCF, à côté des émissions culturelles, scientifiques et spirituelles. La rédaction locale de RCF est notamment aux manettes des journaux d’information de la matinale, à 7h et à 8h, et d’une interview quotidienne à 7h40. Il s’agit là de décrochages locaux au sein de la matinale “nationale” de RCF. Les journalistes basés à Strasbourg pilotent également la tranche d’info du soir, à 18h, dans laquelle un grand invité s’exprime en longueur et en nuances &#8211; interview entrecoupée de chroniques et de reportages. J’ai travaillé pendant presque 15 ans à Europe 1 (à Paris puis en tant que correspondant à Strasbourg) et il me semble important de mettre en avant le regard que les journalistes de RCF veulent porter sur le l’actualité: nous sommes une radio de proximité qui, y compris dans ses moments d’info, invite ses auditeurs à avoir le souci de l’autre, une radio qui essaye d’être au service du discernement éthique, une radio qui cherche à faire comprendre le monde et aussi à faire aimer le monde. Voilà, en quelques mots, notre façon de voir la radio. En ce qui concerne les effectifs, nous sommes une équipe de quatre journalistes, deux techniciens et trois personnes chargées des questions administratives et financières.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr"><strong>RCF propose un programme grand public, généraliste, de proximité. Quels seront les dispositifs éditoriaux de RCF Alsace pour décliner la présidence française de l’UE et les élections présidentielles ?</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Nous avons la joie de produire plus de quatre heures de programme local chaque jour. Ces émissions sont produites par les salariés de la radio mais aussi et surtout par des dizaines de bénévoles qui, par leur engagement, offrent aux auditeurs de RCF Alsace une programmation foisonnante et variée. Je suis entré en fonction le 1er décembre et, depuis, je m’émerveille de la richesse des partenariats mis en œuvre par ma prédécesseure Laetitia Forgeot-D’Arc. Des émissions sont produites par des chercheurs au CNRS, des historiens passionnés et passionnants, des comédiens de talent, des hommes et femmes d’Église étonnant(e)s… Pour ce qui est des questions politiques et européennes, les auditeurs connaissent bien notre émission “Place de l’Europe”, portée, entre autres, par la très pédagogue professeure de Sciences politiques Frédérique Berrod ou par l’association Decere. La place de Strasbourg en France et en Europe est particulière et cela s’entend sur notre antenne.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr"><strong>Le diocèse de Strasbourg compte une télé, une radio et un magazine, avez-vous prévu des interactions ?</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Sur notre antenne sont relayées toutes les actualités susceptibles d’intéresser nos auditeurs, notamment les auditeurs chrétiens qui apprécient d’être au courant d’une manifestation dans une paroisse ou d’un événement religieux marquant dans la région. Mais il est intéressant de savoir que les deux tiers des auditeurs de RCF en France ne sont pas des chrétiens pratiquants réguliers. Nous ne sommes pas la radio du diocèse ou “la voix de l’archevêque”. Le diocèse a, en interne, un certain nombre d’outils de communication. Nous connaissons très bien ces équipes et nous nous aimons beaucoup mais nous n’avons pas la même mission. RCF est média au sens propre avec des journalistes titulaires de la carte de presse. Nous avons un regard particulier et ce qu’on pourrait appeler “une mission d’Église”. Nuance! En outre, RCF est une radio œcuménique depuis ses origines dans les années 1980 et, en Alsace, terre protestante, cela veut dire quelque chose. La gouvernance de RCF Alsace est œcuménique et la radio compte parmi ses partenaires financiers le diocèse de Strasbourg et l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr"><strong>Le media radio a fêté ses 100 ans et se trouve à un tournant face à l’évolution des usages et des formats. Comment appréhendez-vous ces défis ?</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr">Avec appétit. Et même avec d’autant plus d’appétit que RCF Alsace est une radio très spéciale puisque nous n’avons pas de fréquence FM. On peut nous entendre sur le web, sur l’appli RCF ou encore sur un poste de radio… à condition qu’il capte le DAB+. Le DAB+, c’est la radio numérique, l’équivalent de la TNT mais à la radio. A terme, la FM va disparaître, remplacée par le DAB+. Ne pas être sur la FM est à ce jour un léger handicap puisque la bascule vers le numérique prend du temps (les voitures neuves, par exemple, ne sont équipées en série du DAB+ que depuis 2 ans). Je vois le verre à moitié plein et je me dis que c’est un incitation à explorer les nouveaux usages et formats, notamment le podcast. Nous préparons de belles choses à nos auditeurs pour les mois qui viennent. RCF Alsace n’a que 3 ans, dont 2 ans de Covid: ça n’a pas facilité le développement de la notoriété de la radio. Vivement que cette page se tourne, que les Alsaciens découvrent nos programmes à l’antenne mais aussi en chair et en os puisque nous préparons d’ambitieuses émissions sur le terrain grâce au studio mobile dont nous sommes équipé.</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<div class='et-box et-bio'>
					<div class='et-box-content'>*Radio Chrétienne Francophone &#8211; RCF constitue un réseau réparti sur deux pays, la France et la Belgique. Ce réseau est constitué de 64 stations de radio locales. Il s&rsquo;appuie sur 300 salariés et 3.000 bénévoles, dont 180 en Belgique. En France, quatre heures de programme local sont assurées chaque jour. En Belgique, ce sont 17h de programme propre à chaque radio locale qui sont diffusés chaque jour suivant le cahier des charges du CSA. Le réseau est financé par 4 moyens : les dons, le diocèse, le Fonds de soutien à l&rsquo;expression radiophonique (FSER) et le partenariat / mécénat. </div></div>
<p><em>Propos recueillis par Anka Wessang.</em></p>
<ul>
<li dir="ltr"><a href="https://rcf.fr/actualite/lactualite-en-region">RCF Alsace</a></li>
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<p id="gmail-docs-internal-guid-dc999d95-7fff-683f-1187-071c564c9f7e" dir="ltr">Créée en 1982, RCF* compte désormais 64 radios locales en France et en Belgique. Après avoir été le correspondant d’Europe 1 dans l’Est, Arthur Helmbacher est le nouveau directeur de RCF Alsace. Il répondu aux questions d&rsquo;actu.</p>
<p dir="ltr">.</p>
<p dir="ltr"><strong>RCF Alsace a fêté ses 3 ans, comment se compose aujourd’hui l’équipe de la rédaction ? Et quelles sont ses émissions ?</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr">La couverture de l’actualité est un des piliers sur lesquels repose RCF, à côté des émissions culturelles, scientifiques et spirituelles. La rédaction locale de RCF est notamment aux manettes des journaux d’information de la matinale, à 7h et à 8h, et d’une interview quotidienne à 7h40. Il s’agit là de décrochages locaux au sein de la matinale “nationale” de RCF. Les journalistes basés à Strasbourg pilotent également la tranche d’info du soir, à 18h, dans laquelle un grand invité s’exprime en longueur et en nuances &#8211; interview entrecoupée de chroniques et de reportages. J’ai travaillé pendant presque 15 ans à Europe 1 (à Paris puis en tant que correspondant à Strasbourg) et il me semble important de mettre en avant le regard que les journalistes de RCF veulent porter sur le l’actualité: nous sommes une radio de proximité qui, y compris dans ses moments d’info, invite ses auditeurs à avoir le souci de l’autre, une radio qui essaye d’être au service du discernement éthique, une radio qui cherche à faire comprendre le monde et aussi à faire aimer le monde. Voilà, en quelques mots, notre façon de voir la radio. En ce qui concerne les effectifs, nous sommes une équipe de quatre journalistes, deux techniciens et trois personnes chargées des questions administratives et financières.</p>
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<p dir="ltr"><strong>RCF propose un programme grand public, généraliste, de proximité. Quels seront les dispositifs éditoriaux de RCF Alsace pour décliner la présidence française de l’UE et les élections présidentielles ?</strong></p>
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<p dir="ltr">Nous avons la joie de produire plus de quatre heures de programme local chaque jour. Ces émissions sont produites par les salariés de la radio mais aussi et surtout par des dizaines de bénévoles qui, par leur engagement, offrent aux auditeurs de RCF Alsace une programmation foisonnante et variée. Je suis entré en fonction le 1er décembre et, depuis, je m’émerveille de la richesse des partenariats mis en œuvre par ma prédécesseure Laetitia Forgeot-D’Arc. Des émissions sont produites par des chercheurs au CNRS, des historiens passionnés et passionnants, des comédiens de talent, des hommes et femmes d’Église étonnant(e)s… Pour ce qui est des questions politiques et européennes, les auditeurs connaissent bien notre émission “Place de l’Europe”, portée, entre autres, par la très pédagogue professeure de Sciences politiques Frédérique Berrod ou par l’association Decere. La place de Strasbourg en France et en Europe est particulière et cela s’entend sur notre antenne.</p>
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<p dir="ltr"><strong>Le diocèse de Strasbourg compte une télé, une radio et un magazine, avez-vous prévu des interactions ?</strong></p>
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<p dir="ltr">Sur notre antenne sont relayées toutes les actualités susceptibles d’intéresser nos auditeurs, notamment les auditeurs chrétiens qui apprécient d’être au courant d’une manifestation dans une paroisse ou d’un événement religieux marquant dans la région. Mais il est intéressant de savoir que les deux tiers des auditeurs de RCF en France ne sont pas des chrétiens pratiquants réguliers. Nous ne sommes pas la radio du diocèse ou “la voix de l’archevêque”. Le diocèse a, en interne, un certain nombre d’outils de communication. Nous connaissons très bien ces équipes et nous nous aimons beaucoup mais nous n’avons pas la même mission. RCF est média au sens propre avec des journalistes titulaires de la carte de presse. Nous avons un regard particulier et ce qu’on pourrait appeler “une mission d’Église”. Nuance! En outre, RCF est une radio œcuménique depuis ses origines dans les années 1980 et, en Alsace, terre protestante, cela veut dire quelque chose. La gouvernance de RCF Alsace est œcuménique et la radio compte parmi ses partenaires financiers le diocèse de Strasbourg et l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine.</p>
</blockquote>
<p dir="ltr"><strong>Le media radio a fêté ses 100 ans et se trouve à un tournant face à l’évolution des usages et des formats. Comment appréhendez-vous ces défis ?</strong></p>
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<p dir="ltr">Avec appétit. Et même avec d’autant plus d’appétit que RCF Alsace est une radio très spéciale puisque nous n’avons pas de fréquence FM. On peut nous entendre sur le web, sur l’appli RCF ou encore sur un poste de radio… à condition qu’il capte le DAB+. Le DAB+, c’est la radio numérique, l’équivalent de la TNT mais à la radio. A terme, la FM va disparaître, remplacée par le DAB+. Ne pas être sur la FM est à ce jour un léger handicap puisque la bascule vers le numérique prend du temps (les voitures neuves, par exemple, ne sont équipées en série du DAB+ que depuis 2 ans). Je vois le verre à moitié plein et je me dis que c’est un incitation à explorer les nouveaux usages et formats, notamment le podcast. Nous préparons de belles choses à nos auditeurs pour les mois qui viennent. RCF Alsace n’a que 3 ans, dont 2 ans de Covid: ça n’a pas facilité le développement de la notoriété de la radio. Vivement que cette page se tourne, que les Alsaciens découvrent nos programmes à l’antenne mais aussi en chair et en os puisque nous préparons d’ambitieuses émissions sur le terrain grâce au studio mobile dont nous sommes équipé.</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<div class='et-box et-bio'>
					<div class='et-box-content'>*Radio Chrétienne Francophone &#8211; RCF constitue un réseau réparti sur deux pays, la France et la Belgique. Ce réseau est constitué de 64 stations de radio locales. Il s&rsquo;appuie sur 300 salariés et 3.000 bénévoles, dont 180 en Belgique. En France, quatre heures de programme local sont assurées chaque jour. En Belgique, ce sont 17h de programme propre à chaque radio locale qui sont diffusés chaque jour suivant le cahier des charges du CSA. Le réseau est financé par 4 moyens : les dons, le diocèse, le Fonds de soutien à l&rsquo;expression radiophonique (FSER) et le partenariat / mécénat. </div></div>
<p><em>Propos recueillis par Anka Wessang.</em></p>
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<li dir="ltr"><a href="https://rcf.fr/actualite/lactualite-en-region">RCF Alsace</a></li>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Françoise, tu veux bien rédiger l’édito de décembre ? »</p>
<p>« Oui, bien sûr, pas de problème. »</p>
<p>En acceptant il y a trois mois de conclure 2021 par l’un de nos éditos mensuels, j’imaginais pouvoir terminer l’année sur de bonnes nouvelles. Evoquer dans ce papier une lumière que l’on voit, enfin, apparaitre au bout du tunnel, trouver des raisons d’espérer. Il y a trois semaines, j’y croyais encore fermement…</p>
<p>Et puis, les cas de COVID sont repartis à la hausse et la cinquième vague, qui balaie déjà depuis quelques semaines nos voisins allemands et suisses notamment, a fini par nous rattraper. Avec, en prime l’apparition d’un nouveau variant, OMICRON, dont on ignore tout pour le moment mais qui s’invitera à coup sûr à la table du réveillon.</p>
<p>Dans les hôpitaux de la région, le plan blanc a été déclenché. A Strasbourg, si le marché de Noël n’est pas (encore) fermé, les restrictions y sont de plus en plus nombreuses. Le Parlement européen est retourné à sa formule hybride et dans les transports en commun, les mesures sanitaires ont été renforcées.</p>
<p>Sur les lieux de travail, la priorité est à nouveau donnée au télétravail. A France 3, il n’y aura plus de réunions en présentiel en cette fin d’année et les plexiglas, installés en régie et dans les salles de montage entre le journaliste et le monteur, ne sont pas prêts à être démontés, ni les possibilités de montages à distance abandonnées. Les masques sont de rigueur  y compris pour les personnes interviewées. On se demande d’ailleurs à quoi ressembleront nos archives dans 20 ans lorsque nous chercherons à l’INA des séquences d’aujourd’hui et que les images ne révéleront que des personnes aux visages cachés ?</p>
<p>L’année, en tout cas, se termine, comme elle avait commencé, dans l’incertitude. Qui rime avec grande lassitude…</p>
<p>Prenez soin de vous. Et belles fêtes malgré tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Françoise ERB<br />
Rédactrice en chef en charge des relations transfrontalières &#8211; France 3 Grand Est<br />
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<p>&nbsp;</p>
<p>« Françoise, tu veux bien rédiger l’édito de décembre ? »</p>
<p>« Oui, bien sûr, pas de problème. »</p>
<p>En acceptant il y a trois mois de conclure 2021 par l’un de nos éditos mensuels, j’imaginais pouvoir terminer l’année sur de bonnes nouvelles. Evoquer dans ce papier une lumière que l’on voit, enfin, apparaitre au bout du tunnel, trouver des raisons d’espérer. Il y a trois semaines, j’y croyais encore fermement…</p>
<p>Et puis, les cas de COVID sont repartis à la hausse et la cinquième vague, qui balaie déjà depuis quelques semaines nos voisins allemands et suisses notamment, a fini par nous rattraper. Avec, en prime l’apparition d’un nouveau variant, OMICRON, dont on ignore tout pour le moment mais qui s’invitera à coup sûr à la table du réveillon.</p>
<p>Dans les hôpitaux de la région, le plan blanc a été déclenché. A Strasbourg, si le marché de Noël n’est pas (encore) fermé, les restrictions y sont de plus en plus nombreuses. Le Parlement européen est retourné à sa formule hybride et dans les transports en commun, les mesures sanitaires ont été renforcées.</p>
<p>Sur les lieux de travail, la priorité est à nouveau donnée au télétravail. A France 3, il n’y aura plus de réunions en présentiel en cette fin d’année et les plexiglas, installés en régie et dans les salles de montage entre le journaliste et le monteur, ne sont pas prêts à être démontés, ni les possibilités de montages à distance abandonnées. Les masques sont de rigueur  y compris pour les personnes interviewées. On se demande d’ailleurs à quoi ressembleront nos archives dans 20 ans lorsque nous chercherons à l’INA des séquences d’aujourd’hui et que les images ne révéleront que des personnes aux visages cachés ?</p>
<p>L’année, en tout cas, se termine, comme elle avait commencé, dans l’incertitude. Qui rime avec grande lassitude…</p>
<p>Prenez soin de vous. Et belles fêtes malgré tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Françoise ERB<br />
Rédactrice en chef en charge des relations transfrontalières &#8211; France 3 Grand Est<br />
<a class="waffle-rich-text-link" data-sheets-formula-bar-text-link="mailto:francoise.erb@francetv.fr" data-sheets-formula-bar-text-style="font-size:12px;color:#000000;font-weight:normal;text-decoration:underline;font-family:'Arial';font-style:normal;text-decoration-skip-ink:none;">francoise.erb@francetv.fr</a></p>

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Jacques Trentesaux, fondateur et directeur de la rédaction
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<p>&nbsp;</p>
<p>Le 1er décembre, Mediacités le journal en ligne d’investigation locale a fêté ses 5 ans.</p>
<p>L’occasion de faire un point d’étape avec son co-fondateur et directeur de la rédaction <strong>Jacques Trentesaux</strong>. Il répond à nos questions d&rsquo;actu</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous rappeler comment est né Mediacités et quels ont été vos arbitrages en terme de cible, ligne éditoriale et business model ?</strong></p>
<blockquote><p>Merci tout d&rsquo;abord pour l&rsquo;intérêt que vous portez à Mediacités. Tout est parti d&rsquo;un changement d&rsquo;actionnaires du groupe L&rsquo;Express où plusieurs d&rsquo;entre nous travaillions. Ce fut le déclic pour oser créer un média en droite ligne avec ce que nous faisions au service Régions de L&rsquo;Express, dont j&rsquo;assurais la rédaction en chef : du journalisme fouillé sur les pouvoirs locaux. Mediacités, c&rsquo;est un peu le décalque en version numérique des éditions locales &#8211; aujourd&rsquo;hui disparues &#8211; de L&rsquo;Express. On a tout de suite songé à un modèle payant d&rsquo;abonnement car il est cohérent avec notre volonté de publier des investigations locales qui n&rsquo;existent que trop peu en régions.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous avez débuté à Lille en 2016, puis les antennes Lyon, Toulouse, Nantes ont été ouvertes. Aujourd’hui, vous proposez un site unique, avec des onglets dédiés à chaque ville. Comment se compose et travaille la rédaction ?</strong></p>
<blockquote><p>Oui, nous ne sommes encore présents que sur quatre métropoles mais l&rsquo;objectif demeure de nous implanter à terme dans toutes les grandes villes. Les équipes de journalistes vivent dans les villes couvertes. C&rsquo;est indispensable pour sortir des scoops. Il y a en plus une coordination parisienne avec des profils non-journalistes (technique, marketing&#8230;). Chaque lundi à 10h, on réalise une conférence de rédaction en visio pour lancer la semaine.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mediacités est un journal en ligne, avez-vous une stratégie de développement vidéo ou podcast ?</strong></p>
<blockquote><p>Nous venons de la presse écrite. Cette culture nous imprègne. On aime le choix des mots et prendre le temps d&rsquo;enquêter et d&rsquo;écrire. C&rsquo;est la compétence de base pour l&rsquo;investigation. Nous sommes aussi capables de réaliser des data-visualisations et de traiter des données. Mais, jusqu&rsquo;à présent, nous n&rsquo;avons pas sauté le pas d&rsquo;un développement vidéo ou podcasts. On y viendra sans doute un jour afin de capter un public plus large. Mais ce n&rsquo;est pas notre priorité.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vos lecteurs ont la possibilité de vous envoyer des alertes, qui peuvent donner lieu à investigation et publication d’un article. Recevez-vous beaucoup d’alertes de ce type, quel est votre mode opératoire ?</strong></p>
<blockquote><p>Oui, nous en avons reçu environ 250 via la plateforme d&rsquo;alertes sécurisée et anonymisée du site. Mais seule une minorité d&rsquo;alertes est directement exploitable ou recouvre une dimension d&rsquo;intérêt général (il y a beaucoup de délations&#8230;). Il s&rsquo;ensuit un travail classique de vérification et de recoupement. C&rsquo;est plus complexe pour nous quand on ne connaît pas l&rsquo;identité de l&rsquo;auteur de l&rsquo;alerte mais, avec une peu de sueur et du temps, on finit toujours pas y arriver. Et puis, on nous sollicite aussi en direct par téléphone ou par le bon vieux courrier postal.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Envisagez-vous de vous déployer dans d’autres villes ?</strong></p>
<blockquote><p>Comme je vous le disais, l&rsquo;objectif est de créer un réseau dans toutes les grandes villes. Toutefois, faute de moyens financiers suffisants, nous avons dû ajourner notre souhait d&rsquo;ouvrir une 5e ville cette année. Mais ce n&rsquo;est que partie remise!</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Depuis le printemps dernier, une dizaine de sociétaires de Mediacités élabore des recommandations destinées à éclairer la transparence sur le travail de la rédaction. Elles feront l’objet de publications. Une pédagogie nécessaire pour reconquérir le public ?</strong></p>
<blockquote><p>Travailler ensemble, cela fait partie de la stratégie de reconquête d&rsquo;un public qui n&rsquo;a que peu confiance en nous. Dans certains journaux, on s&rsquo;est trop éloignés des lecteurs au profit des annonceurs. On n&rsquo;a pas assez écouté les lecteurs alors qu&rsquo;ils ont beaucoup de choses à nous dire et aussi d&rsquo;expertises à partager. Nous développons ainsi des enquêtes participatives dans notre rubrique #DansMaVille, comme dernièrement sur le thème « Se nourrir dans nos villes en 2021 ».</p></blockquote>
<blockquote><p>Tout est parti d&rsquo;un vote de nos lecteurs (l&rsquo;alimentation a été choisi de préférence à l&rsquo;esthétique de nos villes ou aux déserts médicaux), puis d&rsquo;un questionnaire (avec 515 réponses reçues), puis de rencontres en visio avec des lecteurs-experts. Mais nous cherchons à aller plus loin et proposons, comme vous l&rsquo;indiquez dans votre question, à certains de nos sociétaires (c&rsquo;est à dire de petits actionnaires qui ont rejoint la Société des Amis de Mediacités) de façonner avec nous le média. Trois groupes de travail ont été créés pour nous aider à avancer sur notre démarche éthique, sur la place des femmes dans l&rsquo;équipe et dans nos colonnes ou encore sur la charte graphique du site (la présentation, la navigation, l&rsquo;ortho-typographie&#8230;). Mediacités est, à ma connaissance, le média qui a poussé le plus loin cette démarche de co-construction avec son public.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5 ans après sa création et plus de 3000 articles plus tard, l’équilibre économique de Médiacités est encore fragile, quel est votre plan d’action pour y parvenir ?</strong></p>
<blockquote><p>Le marché de l&rsquo;abonnement de presse est très difficile. Beaucoup de personnes refusent encore de payer pour de l&rsquo;info numérique. Elles sont tellement inondées de « contenus » divers qu&rsquo;elles ne voient pas pourquoi elles s&rsquo;abonneraient à un journal en ligne. A nous de leur faire comprendre que cela peut valoir le coup d&rsquo;investir 60 euros par an pour disposer d&rsquo;enquêtes locales exclusives, approfondies, non partisanes et réalisées « cousues-main » par des professionnels. L&rsquo;idéal, en somme, pour mieux appréhender son environnement et saisir les enjeux de sa ville. Et puis, je vous garantis qu&rsquo;il n&rsquo;est pas inutile de disposer d&rsquo;un média d&rsquo;investigation locale dans sa ville ! Ne serait-ce que pour éviter l&rsquo;impunité totale dans laquelle glissent certains élus en poste depuis trop longtemps.</p></blockquote>
<blockquote><p>Peu à peu, l&rsquo;idée se propage. Regardez : en septembre, nous avons lancé une campagne au ton alarmiste &#8211; « Si nous n&rsquo;atteignons pas 2 000 abonnés supplémentaires d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année, nous ne pourrons pas poursuivre notre travail d&rsquo;enquête en 2022 » &#8211; et le public a répondu présent puisqu&rsquo;on s&rsquo;approche du but. Il faut dire qu&rsquo;entre les fake-news, le complotiste, l&rsquo;absence de vrai débat public, il y a un sacré enjeu d&rsquo;un bonne information à relever.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’année 2022 sera Présidentielle, comment allez-vous décliner ce sujet en local ?</strong></p>
<blockquote><p>On ne peut rester absent de ce rendez-vous. Nous préparons donc une proposition éditoriale qui correspondra à nos valeurs : l&rsquo;indépendance, l&rsquo;exigence et l&rsquo;humilité. Cela peut vous surprendre comme terme. Mais nous vivons vraiment Mediacités comme une aventure de presse qui promeut du journalisme de qualité, de révélation et de temps long au service exclusif de nos lecteurs.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Propos recueillis par Anka Wessang</p>
<p><a href="https://www.mediacites.fr/">Mediacités</a></p>
<p>Ils sont déjà <span class="amount">1 778 </span>à les soutenir. Et si vous étiez le prochain ? <a href="https://www.mediacites.fr/je-soutiens-mediacites/?utm_source=notification_bar_fixed&amp;utm_campaign=campaign_in_progress">SOUTENIR MEDIACITÉS </a></p>
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                    [summary] => <h6>QUESTIONS D'ACTU</h6>
Jacques Trentesaux, fondateur et directeur de la rédaction
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<p>&nbsp;</p>
<p>Le 1er décembre, Mediacités le journal en ligne d’investigation locale a fêté ses 5 ans.</p>
<p>L’occasion de faire un point d’étape avec son co-fondateur et directeur de la rédaction <strong>Jacques Trentesaux</strong>. Il répond à nos questions d&rsquo;actu</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><strong>Pouvez-vous nous rappeler comment est né Mediacités et quels ont été vos arbitrages en terme de cible, ligne éditoriale et business model ?</strong></p>
<blockquote><p>Merci tout d&rsquo;abord pour l&rsquo;intérêt que vous portez à Mediacités. Tout est parti d&rsquo;un changement d&rsquo;actionnaires du groupe L&rsquo;Express où plusieurs d&rsquo;entre nous travaillions. Ce fut le déclic pour oser créer un média en droite ligne avec ce que nous faisions au service Régions de L&rsquo;Express, dont j&rsquo;assurais la rédaction en chef : du journalisme fouillé sur les pouvoirs locaux. Mediacités, c&rsquo;est un peu le décalque en version numérique des éditions locales &#8211; aujourd&rsquo;hui disparues &#8211; de L&rsquo;Express. On a tout de suite songé à un modèle payant d&rsquo;abonnement car il est cohérent avec notre volonté de publier des investigations locales qui n&rsquo;existent que trop peu en régions.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous avez débuté à Lille en 2016, puis les antennes Lyon, Toulouse, Nantes ont été ouvertes. Aujourd’hui, vous proposez un site unique, avec des onglets dédiés à chaque ville. Comment se compose et travaille la rédaction ?</strong></p>
<blockquote><p>Oui, nous ne sommes encore présents que sur quatre métropoles mais l&rsquo;objectif demeure de nous implanter à terme dans toutes les grandes villes. Les équipes de journalistes vivent dans les villes couvertes. C&rsquo;est indispensable pour sortir des scoops. Il y a en plus une coordination parisienne avec des profils non-journalistes (technique, marketing&#8230;). Chaque lundi à 10h, on réalise une conférence de rédaction en visio pour lancer la semaine.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mediacités est un journal en ligne, avez-vous une stratégie de développement vidéo ou podcast ?</strong></p>
<blockquote><p>Nous venons de la presse écrite. Cette culture nous imprègne. On aime le choix des mots et prendre le temps d&rsquo;enquêter et d&rsquo;écrire. C&rsquo;est la compétence de base pour l&rsquo;investigation. Nous sommes aussi capables de réaliser des data-visualisations et de traiter des données. Mais, jusqu&rsquo;à présent, nous n&rsquo;avons pas sauté le pas d&rsquo;un développement vidéo ou podcasts. On y viendra sans doute un jour afin de capter un public plus large. Mais ce n&rsquo;est pas notre priorité.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vos lecteurs ont la possibilité de vous envoyer des alertes, qui peuvent donner lieu à investigation et publication d’un article. Recevez-vous beaucoup d’alertes de ce type, quel est votre mode opératoire ?</strong></p>
<blockquote><p>Oui, nous en avons reçu environ 250 via la plateforme d&rsquo;alertes sécurisée et anonymisée du site. Mais seule une minorité d&rsquo;alertes est directement exploitable ou recouvre une dimension d&rsquo;intérêt général (il y a beaucoup de délations&#8230;). Il s&rsquo;ensuit un travail classique de vérification et de recoupement. C&rsquo;est plus complexe pour nous quand on ne connaît pas l&rsquo;identité de l&rsquo;auteur de l&rsquo;alerte mais, avec une peu de sueur et du temps, on finit toujours pas y arriver. Et puis, on nous sollicite aussi en direct par téléphone ou par le bon vieux courrier postal.</p></blockquote>
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<p><strong>Envisagez-vous de vous déployer dans d’autres villes ?</strong></p>
<blockquote><p>Comme je vous le disais, l&rsquo;objectif est de créer un réseau dans toutes les grandes villes. Toutefois, faute de moyens financiers suffisants, nous avons dû ajourner notre souhait d&rsquo;ouvrir une 5e ville cette année. Mais ce n&rsquo;est que partie remise!</p></blockquote>
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<p><strong>Depuis le printemps dernier, une dizaine de sociétaires de Mediacités élabore des recommandations destinées à éclairer la transparence sur le travail de la rédaction. Elles feront l’objet de publications. Une pédagogie nécessaire pour reconquérir le public ?</strong></p>
<blockquote><p>Travailler ensemble, cela fait partie de la stratégie de reconquête d&rsquo;un public qui n&rsquo;a que peu confiance en nous. Dans certains journaux, on s&rsquo;est trop éloignés des lecteurs au profit des annonceurs. On n&rsquo;a pas assez écouté les lecteurs alors qu&rsquo;ils ont beaucoup de choses à nous dire et aussi d&rsquo;expertises à partager. Nous développons ainsi des enquêtes participatives dans notre rubrique #DansMaVille, comme dernièrement sur le thème « Se nourrir dans nos villes en 2021 ».</p></blockquote>
<blockquote><p>Tout est parti d&rsquo;un vote de nos lecteurs (l&rsquo;alimentation a été choisi de préférence à l&rsquo;esthétique de nos villes ou aux déserts médicaux), puis d&rsquo;un questionnaire (avec 515 réponses reçues), puis de rencontres en visio avec des lecteurs-experts. Mais nous cherchons à aller plus loin et proposons, comme vous l&rsquo;indiquez dans votre question, à certains de nos sociétaires (c&rsquo;est à dire de petits actionnaires qui ont rejoint la Société des Amis de Mediacités) de façonner avec nous le média. Trois groupes de travail ont été créés pour nous aider à avancer sur notre démarche éthique, sur la place des femmes dans l&rsquo;équipe et dans nos colonnes ou encore sur la charte graphique du site (la présentation, la navigation, l&rsquo;ortho-typographie&#8230;). Mediacités est, à ma connaissance, le média qui a poussé le plus loin cette démarche de co-construction avec son public.</p></blockquote>
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<p><strong>5 ans après sa création et plus de 3000 articles plus tard, l’équilibre économique de Médiacités est encore fragile, quel est votre plan d’action pour y parvenir ?</strong></p>
<blockquote><p>Le marché de l&rsquo;abonnement de presse est très difficile. Beaucoup de personnes refusent encore de payer pour de l&rsquo;info numérique. Elles sont tellement inondées de « contenus » divers qu&rsquo;elles ne voient pas pourquoi elles s&rsquo;abonneraient à un journal en ligne. A nous de leur faire comprendre que cela peut valoir le coup d&rsquo;investir 60 euros par an pour disposer d&rsquo;enquêtes locales exclusives, approfondies, non partisanes et réalisées « cousues-main » par des professionnels. L&rsquo;idéal, en somme, pour mieux appréhender son environnement et saisir les enjeux de sa ville. Et puis, je vous garantis qu&rsquo;il n&rsquo;est pas inutile de disposer d&rsquo;un média d&rsquo;investigation locale dans sa ville ! Ne serait-ce que pour éviter l&rsquo;impunité totale dans laquelle glissent certains élus en poste depuis trop longtemps.</p></blockquote>
<blockquote><p>Peu à peu, l&rsquo;idée se propage. Regardez : en septembre, nous avons lancé une campagne au ton alarmiste &#8211; « Si nous n&rsquo;atteignons pas 2 000 abonnés supplémentaires d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année, nous ne pourrons pas poursuivre notre travail d&rsquo;enquête en 2022 » &#8211; et le public a répondu présent puisqu&rsquo;on s&rsquo;approche du but. Il faut dire qu&rsquo;entre les fake-news, le complotiste, l&rsquo;absence de vrai débat public, il y a un sacré enjeu d&rsquo;un bonne information à relever.</p></blockquote>
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<p><strong>L’année 2022 sera Présidentielle, comment allez-vous décliner ce sujet en local ?</strong></p>
<blockquote><p>On ne peut rester absent de ce rendez-vous. Nous préparons donc une proposition éditoriale qui correspondra à nos valeurs : l&rsquo;indépendance, l&rsquo;exigence et l&rsquo;humilité. Cela peut vous surprendre comme terme. Mais nous vivons vraiment Mediacités comme une aventure de presse qui promeut du journalisme de qualité, de révélation et de temps long au service exclusif de nos lecteurs.</p></blockquote>
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<p>Propos recueillis par Anka Wessang</p>
<p><a href="https://www.mediacites.fr/">Mediacités</a></p>
<p>Ils sont déjà <span class="amount">1 778 </span>à les soutenir. Et si vous étiez le prochain ? <a href="https://www.mediacites.fr/je-soutiens-mediacites/?utm_source=notification_bar_fixed&amp;utm_campaign=campaign_in_progress">SOUTENIR MEDIACITÉS </a></p>
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Un podacst original de Radio France, dès le 29 novembre
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<p>&nbsp;</p>
<p>Radio France sort le 29 novembre une série originale intitulée ”Le retour du loup, l’enquête”, proposée et réalisée par Olivier Vogel et Pascal Doumange, journaliste et chef opérateur du son à France Bleu Alsace. Habitués ensemble des documentaires radio (Le Struthof, La Ligne Maginot, La Boule de Noël de Meisenthal…), ils signent leur premier podcast.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un podcast sur le loup… quelles sont les origines du sujet ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Olivier Vogel : “Les origines, ce sont les reportages que France Bleu Alsace a pu faire au moment du retour du loup, ici en Alsace, et en particulier dans la vallée de la Bruche, où le loup est revenu en 2019. Plusieurs troupeaux ont été attaqués. Ça a suscité pas mal d&rsquo;émotion du côté des éleveurs et des bergers et c&rsquo;est à partir de ce moment là que je me suis intéressé au retour du loup en France..</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ce podcast vous a conduit à travers la France et l’Europe.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Oui, notamment dans le parc national italien des Abruzzes, parce qu&rsquo;un groupe de travail s&rsquo;est constitué autour du loup, dans la vallée de la Bruche, autour du maire de la commune de Ranrupt, qui était concernée par les attaques. Ce « groupe loup », constitué d&rsquo;agriculteurs, de spécialistes, d&rsquo;éthologue et d&rsquo;élus, s&rsquo;est demandé comment ça se passe ailleurs, et notamment dans les Abruzzes, parce qu&rsquo;on a souvent entendu dire que la coexistence entre les loups et les éleveurs est plutôt apaisée là bas, puisque les loups n&rsquo;ont jamais disparu dans ce secteur d&rsquo;Italie. Et l&rsquo;autre chose qui est intéressante, c&rsquo;est que tous les loups qui repeuplent les massifs français sont originaires de ces meutes des Abruzzes. .</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>On s&rsquo;est aussi intéressé à la région du Marchairuz, dans le Jura suisse, où deux meutes sont installées depuis très peu de temps. Et les éleveurs, principalement des éleveurs de bovins, font face eux aussi à des attaques de loups, sur des veaux principalement. Ils sont en plein questionnement. Ils ne sont pas habitués à la proximité du loup et ils essaient de trouver des solutions avec des spécialistes pour vivre au plus près des loups et en protégeant leur troupeau,</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quels spécialistes avez-vous rencontrés ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Des éthologues comme Jean-Marc Landry, l&rsquo;éthologue suisse, spécialiste du loup. Il travaille beaucoup avec les éleveurs pour tenter de trouver des solutions pour protéger les troupeaux. Il utilise notamment des caméras thermiques où il a filmé des attaques nocturnes de loups sur des troupeaux. Et on voit qu&rsquo;il y a vraiment des interactions intéressantes entre les loups et les troupeaux. Il y a même des images où on voit des loups passer à côté des troupeaux sans les attaquer. Il a appris beaucoup de choses grâce à ces images thermiques.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>On a aussi vu le réalisateur du film Marche Avec les loups et de La Vallée des loups, qui sont des films documentaires, Jean-Michel Bertrand, qui, lui, est basé dans les Hautes Alpes.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>On a rencontré des éleveurs, évidemment, parce qu&rsquo;on voulait leur donner la parole. Ce sont les premiers concernés par le retour du loup. Et c&rsquo;est vrai que c&rsquo;est brutal de retrouver ses troupeaux parfois agonisants parce que toutes les bêtes ne sont pas forcément tuées. On a voulu entendre quelles sont leurs préoccupations, parce que ça bouleverse complètement le travail des éleveurs. On ne peut plus continuer comme on l&rsquo;a fait quand ces prédateurs n&rsquo;étaient pas présents.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>On a rencontré aussi Michel Pastoureau, qui est un historien spécialiste du « bestiaire central », un petit groupe d&rsquo;animaux qu&rsquo;on retrouve à travers les âges, l&rsquo;ours, le corbeau et bien-sûr le loup. Avec lui, on s&rsquo;est intéressé à toutes ces légendes, ces mythes, ces contes sur le loup.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pascal Doumange, les loups, on les entend dans le podcast.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Oui, le principe, c&rsquo;était de pouvoir les entendre, de les enregistrer en situation. Pour ça, on a été à Rhodes, au parc de Sainte-Croix. On a eu la chance de pouvoir enregistrer à la période du Covid, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il n&rsquo;y avait personne, on était seuls. En ce qui me concerne, ça a été un moment de grande émotion, parce qu&rsquo;entendre des loups, ce n&rsquo;est pas donné. Mais mon grand regret, c&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pu les entendre dans la nature. Cela dit, il y avait plusieurs meutes, ça reste quand même très, très intéressant à enregistrer.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ça s&rsquo;est passé comment ? Une nuit entière de guet ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Ça a été assez épique parce que ces loups, avant de hurler et de nous faire plaisir, il a fallu les attendre très longtemps et la meute qui était juste derrière nous a hurlé pas très, très longtemps d&rsquo;ailleurs, à 1 heure 35 du matin&#8230; Le danger, c&rsquo;était de les louper, de se dire « bon, ils crieront pas, ils hurleront pas, donc j&rsquo;arrête l&rsquo;enregistrement.. » On a été très patients et on a été récompensés.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous avez composé aussi la musique puisqu&rsquo;un podcast, c&rsquo;est également un environnement sonore.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Oui, j&rsquo;ai composé la musique de ce podcast et les jingles, mais en même temps, c&rsquo;était presque normal parce qu&rsquo;avec Olivier, on a signé quand même pas mal de documentaires, et à chaque fois, il s&rsquo;est trouvé que je signais la musique. Donc là, il s&rsquo;est trouvé naturel que je compose la musique pour ce podcast. Et puis j&rsquo;y tenais parce que le loup, c&rsquo;est quand même un animal hyper attachant, intéressant.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vous êtes habitués des documentaires ensemble. Ici, on parle de podcast, de série originale. C&rsquo;est quoi la différence ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Pascal : Du point de vue sonore et enregistrement, j&rsquo;ai senti aucune différence. La manière dont on a enregistré, c&rsquo;est une manière habituelle chez nous. On avait décidé de toute façon d&rsquo;enregistrer les gens in situ parce que c&rsquo;était beaucoup plus intéressant. Donc, il y a une espèce de mise en situation : faire marcher les gens dans la forêt, les faire se déplacer, que ce soit en mouvement, toujours, ou dans des endroits qui ont un aspect sonore particulier pour que l&rsquo;auditeur soit complètement immergé dans l&rsquo;ambiance.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Olivier : La grosse différence, c&rsquo;est au niveau de la construction, parce que le podcast, on emmène l&rsquo;auditeur, on le « prend par l&rsquo;oreille » pour lui raconter des histoires. Donc, il a fallu construire ces histoires. Il y a cinq épisodes d&rsquo;une vingtaine de minutes chacun. C&rsquo;est vraiment quelque chose de complètement différent au niveau de l&rsquo;écriture, au niveau du ton aussi. Moi, j&rsquo;ai passé pas mal d&rsquo;heures à essayer de trouver le juste ton, la narration. C&rsquo;était très compliqué parce qu&rsquo;il ne faut pas que ce soit un ton journalistique. Il faut que ça soit presque de l&rsquo;ordre de la confidence. On s&rsquo;adresse à un auditeur et puis on essaye de le tenir en haleine. Il y a une espèce d&rsquo;éléments de suspense, qui est intéressant, pour inciter l&rsquo;auditeur aussi à avoir envie d&rsquo;écouter toute la série de A à Z.</p></blockquote>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Qu&rsquo;est ce que vous avez appris l&rsquo;un et l&rsquo;autre de ce loup, de ce personnage?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Olivier : Une confirmation, déjà : tout le monde nous a dit “c&rsquo;est très difficile de voir un loup” et effectivement, on confirme, on n&rsquo;a pas vu le loup, et pourtant, on a tout testé ! La caméra thermique de nuit… On s&rsquo;est levé à 4 heures du matin, on a vu des lapins, des vaches, mais on n&rsquo;a jamais vu les loups et on était sur le territoire d&rsquo;une meute ! Donc, le loup est un animal fantomatique, ça été vraiment la confirmation.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Moi, j&rsquo;étais vraiment très surpris en travaillant en particulier sur un épisode qui est consacré à toutes les colères que le retour du loup peut susciter dans le monde agricole. J&rsquo;ai été surpris par le degré de violence sur les réseaux dits sociaux de certains opposants au loup qui sont vraiment vent debout avec des arguments&#8230; où ils conseillent aux autres éleveurs d&#8217;empoisonner le loup&#8230; Ce sont des choses très haineuses. C&rsquo;est quelque chose qui m&rsquo;a vraiment surpris de cette violence, alors que le loup revient de manière naturelle. Il fait partie du sauvage, dans un contexte en plus où on regrette tous les jours la disparition de nombreuses espèces animales.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>On n&rsquo;a pas voulu non plus être fascinés par le loup. On n&rsquo;est pas dans la fascination. Nous, on trouve ça effectivement intéressant sur le plan du retour du sauvage et de la nature que le loup puisse revenir ici. Et puis il a son vrai rôle de régulateur dans la forêt. Mais on n&rsquo;a pas voulu non plus nier la difficulté que ça peut représenter pour les éleveurs. C&rsquo;est une remise en question totale de la façon de pratiquer leur métier aujourd&rsquo;hui.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Pascal : Ce que j&rsquo;en retire, c&rsquo;est une envie folle d&rsquo;y retourner et enfin de pouvoir les enregistrer en pleine forêt et de pouvoir les rencontrer. Parce qu&rsquo;effectivement c&rsquo;est très compliqué, même dans les Abruzzes, on n&rsquo;a pas réussi non plus. On s&rsquo;était levé très tôt le matin, on espérait. Avec Jean-Michel Landry, on s&rsquo;est dit cette fois ci, on va y arriver. Et bien, il s&rsquo;est fait attendre et il est resté invisible. Et peut être finalement que c&rsquo;est tant mieux.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><em>« Le retour du loup, l’enquête », une série originale de France Bleu, à retrouver DÈS LE 29 NOVEMBRE sur l’application Radio France et sur francebleu.fr.</em></li>
</ul>
<p>Propos recueillis par Blandine Costentin, Radio France</p>

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<p>Radio France sort le 29 novembre une série originale intitulée ”Le retour du loup, l’enquête”, proposée et réalisée par Olivier Vogel et Pascal Doumange, journaliste et chef opérateur du son à France Bleu Alsace. Habitués ensemble des documentaires radio (Le Struthof, La Ligne Maginot, La Boule de Noël de Meisenthal…), ils signent leur premier podcast.</p>
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<p><strong>Un podcast sur le loup… quelles sont les origines du sujet ?</strong></p>
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<blockquote><p>Olivier Vogel : “Les origines, ce sont les reportages que France Bleu Alsace a pu faire au moment du retour du loup, ici en Alsace, et en particulier dans la vallée de la Bruche, où le loup est revenu en 2019. Plusieurs troupeaux ont été attaqués. Ça a suscité pas mal d&rsquo;émotion du côté des éleveurs et des bergers et c&rsquo;est à partir de ce moment là que je me suis intéressé au retour du loup en France..</p></blockquote>
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<p><strong>Ce podcast vous a conduit à travers la France et l’Europe.</strong></p>
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<blockquote><p>Oui, notamment dans le parc national italien des Abruzzes, parce qu&rsquo;un groupe de travail s&rsquo;est constitué autour du loup, dans la vallée de la Bruche, autour du maire de la commune de Ranrupt, qui était concernée par les attaques. Ce « groupe loup », constitué d&rsquo;agriculteurs, de spécialistes, d&rsquo;éthologue et d&rsquo;élus, s&rsquo;est demandé comment ça se passe ailleurs, et notamment dans les Abruzzes, parce qu&rsquo;on a souvent entendu dire que la coexistence entre les loups et les éleveurs est plutôt apaisée là bas, puisque les loups n&rsquo;ont jamais disparu dans ce secteur d&rsquo;Italie. Et l&rsquo;autre chose qui est intéressante, c&rsquo;est que tous les loups qui repeuplent les massifs français sont originaires de ces meutes des Abruzzes. .</p></blockquote>
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<blockquote><p>On s&rsquo;est aussi intéressé à la région du Marchairuz, dans le Jura suisse, où deux meutes sont installées depuis très peu de temps. Et les éleveurs, principalement des éleveurs de bovins, font face eux aussi à des attaques de loups, sur des veaux principalement. Ils sont en plein questionnement. Ils ne sont pas habitués à la proximité du loup et ils essaient de trouver des solutions avec des spécialistes pour vivre au plus près des loups et en protégeant leur troupeau,</p></blockquote>
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<p><strong>Quels spécialistes avez-vous rencontrés ?</strong></p>
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<blockquote><p>Des éthologues comme Jean-Marc Landry, l&rsquo;éthologue suisse, spécialiste du loup. Il travaille beaucoup avec les éleveurs pour tenter de trouver des solutions pour protéger les troupeaux. Il utilise notamment des caméras thermiques où il a filmé des attaques nocturnes de loups sur des troupeaux. Et on voit qu&rsquo;il y a vraiment des interactions intéressantes entre les loups et les troupeaux. Il y a même des images où on voit des loups passer à côté des troupeaux sans les attaquer. Il a appris beaucoup de choses grâce à ces images thermiques.</p></blockquote>
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<blockquote><p>On a aussi vu le réalisateur du film Marche Avec les loups et de La Vallée des loups, qui sont des films documentaires, Jean-Michel Bertrand, qui, lui, est basé dans les Hautes Alpes.</p></blockquote>
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<blockquote><p>On a rencontré des éleveurs, évidemment, parce qu&rsquo;on voulait leur donner la parole. Ce sont les premiers concernés par le retour du loup. Et c&rsquo;est vrai que c&rsquo;est brutal de retrouver ses troupeaux parfois agonisants parce que toutes les bêtes ne sont pas forcément tuées. On a voulu entendre quelles sont leurs préoccupations, parce que ça bouleverse complètement le travail des éleveurs. On ne peut plus continuer comme on l&rsquo;a fait quand ces prédateurs n&rsquo;étaient pas présents.</p></blockquote>
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<blockquote><p>On a rencontré aussi Michel Pastoureau, qui est un historien spécialiste du « bestiaire central », un petit groupe d&rsquo;animaux qu&rsquo;on retrouve à travers les âges, l&rsquo;ours, le corbeau et bien-sûr le loup. Avec lui, on s&rsquo;est intéressé à toutes ces légendes, ces mythes, ces contes sur le loup.</p></blockquote>
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<p><strong>Pascal Doumange, les loups, on les entend dans le podcast.</strong></p>
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<blockquote><p>Oui, le principe, c&rsquo;était de pouvoir les entendre, de les enregistrer en situation. Pour ça, on a été à Rhodes, au parc de Sainte-Croix. On a eu la chance de pouvoir enregistrer à la période du Covid, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;il n&rsquo;y avait personne, on était seuls. En ce qui me concerne, ça a été un moment de grande émotion, parce qu&rsquo;entendre des loups, ce n&rsquo;est pas donné. Mais mon grand regret, c&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pu les entendre dans la nature. Cela dit, il y avait plusieurs meutes, ça reste quand même très, très intéressant à enregistrer.</p></blockquote>
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<p><strong>Ça s&rsquo;est passé comment ? Une nuit entière de guet ?</strong></p>
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<blockquote><p>Ça a été assez épique parce que ces loups, avant de hurler et de nous faire plaisir, il a fallu les attendre très longtemps et la meute qui était juste derrière nous a hurlé pas très, très longtemps d&rsquo;ailleurs, à 1 heure 35 du matin&#8230; Le danger, c&rsquo;était de les louper, de se dire « bon, ils crieront pas, ils hurleront pas, donc j&rsquo;arrête l&rsquo;enregistrement.. » On a été très patients et on a été récompensés.</p></blockquote>
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<p><strong>Vous avez composé aussi la musique puisqu&rsquo;un podcast, c&rsquo;est également un environnement sonore.</strong></p>
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<blockquote><p>Oui, j&rsquo;ai composé la musique de ce podcast et les jingles, mais en même temps, c&rsquo;était presque normal parce qu&rsquo;avec Olivier, on a signé quand même pas mal de documentaires, et à chaque fois, il s&rsquo;est trouvé que je signais la musique. Donc là, il s&rsquo;est trouvé naturel que je compose la musique pour ce podcast. Et puis j&rsquo;y tenais parce que le loup, c&rsquo;est quand même un animal hyper attachant, intéressant.</p></blockquote>
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<p><strong>Vous êtes habitués des documentaires ensemble. Ici, on parle de podcast, de série originale. C&rsquo;est quoi la différence ?</strong></p>
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<blockquote><p>Pascal : Du point de vue sonore et enregistrement, j&rsquo;ai senti aucune différence. La manière dont on a enregistré, c&rsquo;est une manière habituelle chez nous. On avait décidé de toute façon d&rsquo;enregistrer les gens in situ parce que c&rsquo;était beaucoup plus intéressant. Donc, il y a une espèce de mise en situation : faire marcher les gens dans la forêt, les faire se déplacer, que ce soit en mouvement, toujours, ou dans des endroits qui ont un aspect sonore particulier pour que l&rsquo;auditeur soit complètement immergé dans l&rsquo;ambiance.</p></blockquote>
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<blockquote><p>Olivier : La grosse différence, c&rsquo;est au niveau de la construction, parce que le podcast, on emmène l&rsquo;auditeur, on le « prend par l&rsquo;oreille » pour lui raconter des histoires. Donc, il a fallu construire ces histoires. Il y a cinq épisodes d&rsquo;une vingtaine de minutes chacun. C&rsquo;est vraiment quelque chose de complètement différent au niveau de l&rsquo;écriture, au niveau du ton aussi. Moi, j&rsquo;ai passé pas mal d&rsquo;heures à essayer de trouver le juste ton, la narration. C&rsquo;était très compliqué parce qu&rsquo;il ne faut pas que ce soit un ton journalistique. Il faut que ça soit presque de l&rsquo;ordre de la confidence. On s&rsquo;adresse à un auditeur et puis on essaye de le tenir en haleine. Il y a une espèce d&rsquo;éléments de suspense, qui est intéressant, pour inciter l&rsquo;auditeur aussi à avoir envie d&rsquo;écouter toute la série de A à Z.</p></blockquote>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Qu&rsquo;est ce que vous avez appris l&rsquo;un et l&rsquo;autre de ce loup, de ce personnage?</strong></p>
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<blockquote><p>Olivier : Une confirmation, déjà : tout le monde nous a dit “c&rsquo;est très difficile de voir un loup” et effectivement, on confirme, on n&rsquo;a pas vu le loup, et pourtant, on a tout testé ! La caméra thermique de nuit… On s&rsquo;est levé à 4 heures du matin, on a vu des lapins, des vaches, mais on n&rsquo;a jamais vu les loups et on était sur le territoire d&rsquo;une meute ! Donc, le loup est un animal fantomatique, ça été vraiment la confirmation.</p></blockquote>
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<blockquote><p>Moi, j&rsquo;étais vraiment très surpris en travaillant en particulier sur un épisode qui est consacré à toutes les colères que le retour du loup peut susciter dans le monde agricole. J&rsquo;ai été surpris par le degré de violence sur les réseaux dits sociaux de certains opposants au loup qui sont vraiment vent debout avec des arguments&#8230; où ils conseillent aux autres éleveurs d&#8217;empoisonner le loup&#8230; Ce sont des choses très haineuses. C&rsquo;est quelque chose qui m&rsquo;a vraiment surpris de cette violence, alors que le loup revient de manière naturelle. Il fait partie du sauvage, dans un contexte en plus où on regrette tous les jours la disparition de nombreuses espèces animales.</p></blockquote>
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<blockquote><p>On n&rsquo;a pas voulu non plus être fascinés par le loup. On n&rsquo;est pas dans la fascination. Nous, on trouve ça effectivement intéressant sur le plan du retour du sauvage et de la nature que le loup puisse revenir ici. Et puis il a son vrai rôle de régulateur dans la forêt. Mais on n&rsquo;a pas voulu non plus nier la difficulté que ça peut représenter pour les éleveurs. C&rsquo;est une remise en question totale de la façon de pratiquer leur métier aujourd&rsquo;hui.</p></blockquote>
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<blockquote><p>Pascal : Ce que j&rsquo;en retire, c&rsquo;est une envie folle d&rsquo;y retourner et enfin de pouvoir les enregistrer en pleine forêt et de pouvoir les rencontrer. Parce qu&rsquo;effectivement c&rsquo;est très compliqué, même dans les Abruzzes, on n&rsquo;a pas réussi non plus. On s&rsquo;était levé très tôt le matin, on espérait. Avec Jean-Michel Landry, on s&rsquo;est dit cette fois ci, on va y arriver. Et bien, il s&rsquo;est fait attendre et il est resté invisible. Et peut être finalement que c&rsquo;est tant mieux.</p></blockquote>
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<ul>
<li><em>« Le retour du loup, l’enquête », une série originale de France Bleu, à retrouver DÈS LE 29 NOVEMBRE sur l’application Radio France et sur francebleu.fr.</em></li>
</ul>
<p>Propos recueillis par Blandine Costentin, Radio France</p>

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Jean-Paul Costa, la Cour européenne des droits de l'homme et la liberté de la presse
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                            [encoded] => <p><b>&gt; Interview de Jean-Paul Costa, ancien président de la CEDH, par Gilbert Reilhac, pour LE JOURNALISTE &#8211; organe du SNJ &#8211; à l&rsquo;occasion du Congrès national de Strasbourg, les 22 et 23 octobre 2021. Cette interview a été réalisée en 2020 et aurait dû être publiée au moment du congrès du SNJ, finalement reporté à 2021.</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class='et-box et-bio'>
					<div class='et-box-content'>Jean-Paul Costa fut juge à la Cour européenne des droits de l’Homme, au titre de la France, de 1998 à 2011, et son président durant les cinq dernières années de son mandat.</div></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Premier acte du Conseil de l’Europe, né en 1949 sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale, la Convention européenne des droits de l’Homme, signée l’année suivante, reste le grand œuvre de l’organisation de Strasbourg. Parmi les droits fondamentaux qu’elle garantit, celui à la liberté d’expression, qui concerne le plus directement la presse, est de ceux que limitent l’exercice d’autres droits, comme celui au respect de la vie privée, ou les prérogatives des États, tels que les impératifs de sécurité publique ou ceux de la “morale”.</em></p>
<p><em>La Cour européenne des droits de l’Homme, chargée d’en garantir le respect au sein des 47 États membres, doit donc juger au cas par cas. Sa jurisprudence a, au fil du temps, privilégié une interprétation libérale, explique Jean-Paul Costa. Il en va de la sauvegarde de la démocratie, estime le magistrat, président d’honneur de la Fondation René Cassin &#8211; Institut international des droits de l’Homme.</em></p>
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<p><strong><em>Quelle place avait la liberté de la presse dans l’esprit des auteurs de la Convention et quelles difficultés spécifiques pose, au regard de son importance dans une société démocratique, la relativité de sa définition ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>Jean-Paul Costa </strong>● Les auteurs de la Convention, dont le Français Pierre-Henri Teitgen, qui fut notamment ministre de l’Information après la Seconde Guerre mondiale, pensaient que la liberté d’expression et de la presse faisait partie de la dizaine de libertés fondamentales qu’il faut absolument sauvegarder, comme élément indispensable de la démocratie. C’est une liberté que les régimes non- démocratiques s’empressent de faire disparaître.</p></blockquote>
<blockquote><p>Cette liberté n’est pas absolue et trouve des limitations, selon la Convention elle-même. Cela suscite des difficultés, notamment d’interprétation. C’est la jurisprudence de la CEDH qui, à partir des années 1970, a imposé une interprétation libérale. Le principe de la liberté est entendu de façon large, et les exceptions de façon stricte; et toute limitation de la liberté doit être <em>« nécessaire dans une société démocratique »</em>. Enfin la presse doit être particulièrement libre, car elle est le “chien de garde” de la démocratie (Arrêt <em>Sunday Times </em>contre Royaume-Uni &#8211; n° 2 &#8211; du 26 novembre 1991).</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les arrêts de la Cour en matière de presse constituent souvent un subtil équilibre entre l’intérêt public, dont se prévaut la divulgation d’une information, et le préjudice qui peut en résulter pour des personnes physiques ou morales. Y a-t-il une jurisprudence bien établie quant à la définition de cet intérêt public ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● La jurisprudence de la Cour est nécessairement casuistique car elle est saisie de requêtes individuelles, chacune avec un contexte factuel différent. La Cour fixe des principes, mais doit se livrer au cas par cas à une balance entre des droits également respectables.</p></blockquote>
<blockquote><p>La diffamation offre un exemple de conflit de droits. Mais plus l’intérêt public de l’information est important, plus elle touche un débat d’intérêt général, et moins la protection de la personne “diffamée” a des chances de l’emporter sur la liberté d’informer. L’atteinte à la vie privée constitue un autre exemple mettant en jeu la question de l’intérêt général (voir l’arrêt Couderc et Filipacchi Associés c. France du 10 novembre 2015 relatif à la vie privée du Prince de Monaco et déboutant celui-ci).</p></blockquote>
<blockquote><p>Un exemple de conflit de libertés est celui entre la liberté d’expression et la liberté religieuse. De plus en plus, l’arbitrage de la CEDH est en faveur de la première; ce n’était pas le cas il y a encore 25 ans.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>On constate également que, lorsqu’elle valide la condamnation d’un organe de presse, la Cour prend souvent en compte le niveau de la sanction en veillant à ce que celle-ci ne soit pas dissuasive de l’exercice de la liberté d’expression. Une certaine “tolérance” vis- à-vis des médias est-il le prix à payer par les démocraties pour garantir la liberté d’expression ? Ici, je pense à l’arrêt Paris Match contre la France, du 14 juin 2007, dans lequel la Cour déboute le magazine qui conteste sa condamnation pour avoir publié la photo du cadavre du préfet Érignac. </em></strong></p>
<p><strong><em>La Cour prend soin de préciser que le titre a dû publier la mention de sa condamnation sans subir d’interdiction, laissant entendre qu’une telle mesure aurait été excessive. En revanche, dans l’arrêt Mosley contre Royaume-Uni du 10 mai 2011, l’ancien président de la Fédération internationale de l’automobile est débouté bien que le dommage au respect de sa vie privée soit reconnu, parce qu’Il demandait que les journaux soient contraints à “prénotifier” la publication de documents concernant une personne privée. </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● L’article 10 de la Convention indique que l’exercice de la liberté d’expression comporte des devoirs et des responsabilités. En même temps, la Cour attache de l’importance au “chilling effect” (l’effet dissuasif) de certaines mesures, ainsi qu’à la nature et au quantum des sanctions.</p></blockquote>
<blockquote><p>Dans le premier exemple, qui est classique, la Cour a pris en compte l’absence d’interdiction, qui se serait apparentée à une censure. Dans le second, qui est plus nouveau, elle note que dans aucun État les journalistes ne sont tenus de pré-notifier ce qu’ils vont dire ou écrire sur la vie privée d’une personne : la réparation ex post suffit.</p></blockquote>
<blockquote><p>La liberté de la presse est à la fois indispensable, donc doit être restreinte le moins possible, et non illimitée, ce qui signifie qu’elle peut l’être. L’équilibre est délicat.</p></blockquote>
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<p><strong><em>En quoi la jurisprudence de la Cour a-t-elle fait évoluer le droit de la presse ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● La Cour considère depuis les années 1970 la Convention comme un <em>« instrument vivant »</em>. Selon son Préambule, il faut assurer la sauvegarde des droits, mais aussi leur développement. La protection des sources journalistiques est à présent beaucoup plus étendue dans la jurisprudence (voir les arrêts Fressoz et Roire c. France du 21 janvier 1999 ou Becker c. Norvège du 5 oc- tobre 2017). Les délits d’offense à un chef d’État étranger ou au chef de l’État ont dû disparaître (Arrêts Colombani et autre c. France du 25 juin 2002, Eon c. France du 15mars 2013); en revanche le droit à l’image est mieux protégé contre les abus d’une certaine presse. L’article 8 (Respect de la vie privée et familiale) est le pendant de l’article 10.</p></blockquote>
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<p><strong><em>Les jugements de la Cour en matière de presse sont-ils facilement admis par les États d’une part, par les journalistes et leurs représentants d’autre part? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C.</strong>● Pas plus que dans d’autres domaines, les arrêts de la Cour concernant la presse ne sont à l’abri des critiques. Les États réagissent vivement, surtout les moins démocratiques. Les médias et les militants des droits de l’homme trouvent souvent la Cour trop timide. Objectivement, je trouve sa jurisprudence en la matière plutôt équilibrée, sur la crête.</p></blockquote>
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<p><strong><em>La Cour européenne des droits de l’Homme a-t-elle réussi à faire progresser la liberté de la presse dans tous les pays ou connaît-elle des échecs ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● De nombreux États sont souvent condamnés par la Cour pour violation de la liberté de la presse. On peut citer la Turquie, qui sur le long terme est de loin le n° 1, mais aussi la Russie ou encore la Pologne, la Hongrie ou la Roumanie. Depuis le coup d’État manqué de 2016, la répression contre les journaux et les journalistes s’est aggravée en Turquie : nombre d’entre eux sont en prison !</p></blockquote>
<blockquote><p>La Cour européenne des droits de l’Homme et le Conseil de l’Europe sont en partie impuissants contre ces politiques. Quel que soit l’impact — réel — des condamnations prononcées contre des États autoritaires ou liberticides, il reste hélas limité, et c’est une des failles du système.</p></blockquote>
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<p><strong><em>Quels sont les nouveaux défis posés à la jurisprudence de la Cour s’agissant du droit de la presse? Je pense notamment aux systèmes de contrôle massif des données électroniques et à l’arrêt Big Brother Watch contre Royaume- Uni du 13 septembre 2018 (dans lequel Londres a été condamné pour les interceptions massives de données numériques révélées par Edward Snowden). </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C.</strong>● La jurisprudence tend depuis quelques années à donner un sens extensif à la notion de presse, qui englobe tous les médias, ou d’information, qui passe aussi par Internet et les réseaux sociaux comme par les défenseurs des droits de l’homme: la presse n’est plus le seul “chien de garde” (voir les arrêts sur des associations de défense de l’environnement ou la jurisprudence sur les lanceurs d’alerte depuis l’arrêt Guja c. Moldova du 18 février 2008).</p></blockquote>
<blockquote><p>La protection des sources, il faut le répéter, est renforcée (voir les arrêts Sanoma Uitgevers c. Pays-Bas du 14 septembre 2010 et Telegraaf Media Nederland c. Pays-Bas du 22 novembre 2012). Et c’est vrai que la liberté d’expression, la vie privée et la protection des données personnelles s’entremêlent de façon de plus en plus complexe. L’arrêt définitif Big Brother Watch sera très intéressant: l’affaire a été renvoyée à la Grande Chambre, qui devrait statuer d’ici peu.*</p></blockquote>
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<p><em>*Dans l&rsquo;affaire Big Brother Watch contre Royaume-Uni, la Grande Chambre de la Cour a pour l&rsquo;essentiel confirmé l&rsquo;arrêt de chambre, le 25 mai 2021, en condamnant le Royaume-Uni pour violation de l&rsquo;article 8 de la Convention (protection de la vie privée) ainsi que pour violation de l&rsquo;article 10 (protection de la liberté d&rsquo;expression) s&rsquo;agissant de la mise sur écoute des journalistes. La Grande Chambre n&rsquo;a pas jugé les interceptions massives d&rsquo;informations contraires, en elles-mêmes, à la Convention mais a estimé qu&rsquo;elles devaient être encadrées par une autorité indépendante.</em><strong><br />
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<div class='et-box et-bio'>
					<div class='et-box-content'>Jean-Paul Costa fut juge à la Cour européenne des droits de l’Homme, au titre de la France, de 1998 à 2011, et son président durant les cinq dernières années de son mandat.</div></div>
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<p><em>Premier acte du Conseil de l’Europe, né en 1949 sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale, la Convention européenne des droits de l’Homme, signée l’année suivante, reste le grand œuvre de l’organisation de Strasbourg. Parmi les droits fondamentaux qu’elle garantit, celui à la liberté d’expression, qui concerne le plus directement la presse, est de ceux que limitent l’exercice d’autres droits, comme celui au respect de la vie privée, ou les prérogatives des États, tels que les impératifs de sécurité publique ou ceux de la “morale”.</em></p>
<p><em>La Cour européenne des droits de l’Homme, chargée d’en garantir le respect au sein des 47 États membres, doit donc juger au cas par cas. Sa jurisprudence a, au fil du temps, privilégié une interprétation libérale, explique Jean-Paul Costa. Il en va de la sauvegarde de la démocratie, estime le magistrat, président d’honneur de la Fondation René Cassin &#8211; Institut international des droits de l’Homme.</em></p>
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<p><strong><em>Quelle place avait la liberté de la presse dans l’esprit des auteurs de la Convention et quelles difficultés spécifiques pose, au regard de son importance dans une société démocratique, la relativité de sa définition ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>Jean-Paul Costa </strong>● Les auteurs de la Convention, dont le Français Pierre-Henri Teitgen, qui fut notamment ministre de l’Information après la Seconde Guerre mondiale, pensaient que la liberté d’expression et de la presse faisait partie de la dizaine de libertés fondamentales qu’il faut absolument sauvegarder, comme élément indispensable de la démocratie. C’est une liberté que les régimes non- démocratiques s’empressent de faire disparaître.</p></blockquote>
<blockquote><p>Cette liberté n’est pas absolue et trouve des limitations, selon la Convention elle-même. Cela suscite des difficultés, notamment d’interprétation. C’est la jurisprudence de la CEDH qui, à partir des années 1970, a imposé une interprétation libérale. Le principe de la liberté est entendu de façon large, et les exceptions de façon stricte; et toute limitation de la liberté doit être <em>« nécessaire dans une société démocratique »</em>. Enfin la presse doit être particulièrement libre, car elle est le “chien de garde” de la démocratie (Arrêt <em>Sunday Times </em>contre Royaume-Uni &#8211; n° 2 &#8211; du 26 novembre 1991).</p></blockquote>
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<p><strong><em>Les arrêts de la Cour en matière de presse constituent souvent un subtil équilibre entre l’intérêt public, dont se prévaut la divulgation d’une information, et le préjudice qui peut en résulter pour des personnes physiques ou morales. Y a-t-il une jurisprudence bien établie quant à la définition de cet intérêt public ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● La jurisprudence de la Cour est nécessairement casuistique car elle est saisie de requêtes individuelles, chacune avec un contexte factuel différent. La Cour fixe des principes, mais doit se livrer au cas par cas à une balance entre des droits également respectables.</p></blockquote>
<blockquote><p>La diffamation offre un exemple de conflit de droits. Mais plus l’intérêt public de l’information est important, plus elle touche un débat d’intérêt général, et moins la protection de la personne “diffamée” a des chances de l’emporter sur la liberté d’informer. L’atteinte à la vie privée constitue un autre exemple mettant en jeu la question de l’intérêt général (voir l’arrêt Couderc et Filipacchi Associés c. France du 10 novembre 2015 relatif à la vie privée du Prince de Monaco et déboutant celui-ci).</p></blockquote>
<blockquote><p>Un exemple de conflit de libertés est celui entre la liberté d’expression et la liberté religieuse. De plus en plus, l’arbitrage de la CEDH est en faveur de la première; ce n’était pas le cas il y a encore 25 ans.</p></blockquote>
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<p><strong><em>On constate également que, lorsqu’elle valide la condamnation d’un organe de presse, la Cour prend souvent en compte le niveau de la sanction en veillant à ce que celle-ci ne soit pas dissuasive de l’exercice de la liberté d’expression. Une certaine “tolérance” vis- à-vis des médias est-il le prix à payer par les démocraties pour garantir la liberté d’expression ? Ici, je pense à l’arrêt Paris Match contre la France, du 14 juin 2007, dans lequel la Cour déboute le magazine qui conteste sa condamnation pour avoir publié la photo du cadavre du préfet Érignac. </em></strong></p>
<p><strong><em>La Cour prend soin de préciser que le titre a dû publier la mention de sa condamnation sans subir d’interdiction, laissant entendre qu’une telle mesure aurait été excessive. En revanche, dans l’arrêt Mosley contre Royaume-Uni du 10 mai 2011, l’ancien président de la Fédération internationale de l’automobile est débouté bien que le dommage au respect de sa vie privée soit reconnu, parce qu’Il demandait que les journaux soient contraints à “prénotifier” la publication de documents concernant une personne privée. </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● L’article 10 de la Convention indique que l’exercice de la liberté d’expression comporte des devoirs et des responsabilités. En même temps, la Cour attache de l’importance au “chilling effect” (l’effet dissuasif) de certaines mesures, ainsi qu’à la nature et au quantum des sanctions.</p></blockquote>
<blockquote><p>Dans le premier exemple, qui est classique, la Cour a pris en compte l’absence d’interdiction, qui se serait apparentée à une censure. Dans le second, qui est plus nouveau, elle note que dans aucun État les journalistes ne sont tenus de pré-notifier ce qu’ils vont dire ou écrire sur la vie privée d’une personne : la réparation ex post suffit.</p></blockquote>
<blockquote><p>La liberté de la presse est à la fois indispensable, donc doit être restreinte le moins possible, et non illimitée, ce qui signifie qu’elle peut l’être. L’équilibre est délicat.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>En quoi la jurisprudence de la Cour a-t-elle fait évoluer le droit de la presse ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● La Cour considère depuis les années 1970 la Convention comme un <em>« instrument vivant »</em>. Selon son Préambule, il faut assurer la sauvegarde des droits, mais aussi leur développement. La protection des sources journalistiques est à présent beaucoup plus étendue dans la jurisprudence (voir les arrêts Fressoz et Roire c. France du 21 janvier 1999 ou Becker c. Norvège du 5 oc- tobre 2017). Les délits d’offense à un chef d’État étranger ou au chef de l’État ont dû disparaître (Arrêts Colombani et autre c. France du 25 juin 2002, Eon c. France du 15mars 2013); en revanche le droit à l’image est mieux protégé contre les abus d’une certaine presse. L’article 8 (Respect de la vie privée et familiale) est le pendant de l’article 10.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les jugements de la Cour en matière de presse sont-ils facilement admis par les États d’une part, par les journalistes et leurs représentants d’autre part? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C.</strong>● Pas plus que dans d’autres domaines, les arrêts de la Cour concernant la presse ne sont à l’abri des critiques. Les États réagissent vivement, surtout les moins démocratiques. Les médias et les militants des droits de l’homme trouvent souvent la Cour trop timide. Objectivement, je trouve sa jurisprudence en la matière plutôt équilibrée, sur la crête.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>La Cour européenne des droits de l’Homme a-t-elle réussi à faire progresser la liberté de la presse dans tous les pays ou connaît-elle des échecs ? </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C. </strong>● De nombreux États sont souvent condamnés par la Cour pour violation de la liberté de la presse. On peut citer la Turquie, qui sur le long terme est de loin le n° 1, mais aussi la Russie ou encore la Pologne, la Hongrie ou la Roumanie. Depuis le coup d’État manqué de 2016, la répression contre les journaux et les journalistes s’est aggravée en Turquie : nombre d’entre eux sont en prison !</p></blockquote>
<blockquote><p>La Cour européenne des droits de l’Homme et le Conseil de l’Europe sont en partie impuissants contre ces politiques. Quel que soit l’impact — réel — des condamnations prononcées contre des États autoritaires ou liberticides, il reste hélas limité, et c’est une des failles du système.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Quels sont les nouveaux défis posés à la jurisprudence de la Cour s’agissant du droit de la presse? Je pense notamment aux systèmes de contrôle massif des données électroniques et à l’arrêt Big Brother Watch contre Royaume- Uni du 13 septembre 2018 (dans lequel Londres a été condamné pour les interceptions massives de données numériques révélées par Edward Snowden). </em></strong></p>
<blockquote><p><strong>J.-P. C.</strong>● La jurisprudence tend depuis quelques années à donner un sens extensif à la notion de presse, qui englobe tous les médias, ou d’information, qui passe aussi par Internet et les réseaux sociaux comme par les défenseurs des droits de l’homme: la presse n’est plus le seul “chien de garde” (voir les arrêts sur des associations de défense de l’environnement ou la jurisprudence sur les lanceurs d’alerte depuis l’arrêt Guja c. Moldova du 18 février 2008).</p></blockquote>
<blockquote><p>La protection des sources, il faut le répéter, est renforcée (voir les arrêts Sanoma Uitgevers c. Pays-Bas du 14 septembre 2010 et Telegraaf Media Nederland c. Pays-Bas du 22 novembre 2012). Et c’est vrai que la liberté d’expression, la vie privée et la protection des données personnelles s’entremêlent de façon de plus en plus complexe. L’arrêt définitif Big Brother Watch sera très intéressant: l’affaire a été renvoyée à la Grande Chambre, qui devrait statuer d’ici peu.*</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>*Dans l&rsquo;affaire Big Brother Watch contre Royaume-Uni, la Grande Chambre de la Cour a pour l&rsquo;essentiel confirmé l&rsquo;arrêt de chambre, le 25 mai 2021, en condamnant le Royaume-Uni pour violation de l&rsquo;article 8 de la Convention (protection de la vie privée) ainsi que pour violation de l&rsquo;article 10 (protection de la liberté d&rsquo;expression) s&rsquo;agissant de la mise sur écoute des journalistes. La Grande Chambre n&rsquo;a pas jugé les interceptions massives d&rsquo;informations contraires, en elles-mêmes, à la Convention mais a estimé qu&rsquo;elles devaient être encadrées par une autorité indépendante.</em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>La prise de bec du 7 octobre entre la ministre de la transition écologique et le député Julien Aubert qui s’acharnait à appeler Barbara Pompili “madame LE ministre” a réactivé un débat qu’on pensait clos : celui qui oppose partisans et adversaires de la féminisation des fonctions, une féminisation pourtant actée dans le règlement de l’Assemblée, nous rappelle <a href="https://www.lemonde.fr/blog/cuisines-assemblee/2021/10/09/a-lassemblee-nationale-accrochage-entre-madame-le-ministre-et-monsieur-la-rapporteure/">un blog du Monde</a>.</p>
<p>Surprenant ce débat, alors que quatre femmes -au moins- sont candidates à l’élection présidentielle ou briguent l’investiture de leur parti !</p>
<p>Accessoire ? Certainement pas ! En 2016, dans sa préface au très stimulant “<a href="https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pour_une_communication_publique_sans_stereotype_de_sexe_vf_2016_11_02.compressed.pdf">Guide pour une communication publique sans stéréotype de sexe</a>”, Laurence Rossignol, ministre des droits des femmes, écrivait justement : “Dans un pays où l’égalité entre les femmes et les hommes est inscrite dans la Constitution, la langue ne peut rester un domaine où serait encore admise et revendiquée l’expression de la prétendue supériorité d’un sexe sur un autre.”</p>
<p>N’en déplaise à certains grincheux -et grincheuses ;)- la ministre, la présidente ou la maire se sont fait une place dans les médias et la communication -et ce n’est pas à Strasbourg que l’on dira le contraire. L’autrice, l’écrivaine ou la préfète qui naguère nous écorchaient les oreilles semblent désormais couler de source. D’autres mots, d’autres révolutions se profilent. Plutôt que d’aller de controverses en polémiques, essayons de réfléchir au sens et aux enjeux d’une communication plus égalitaire.</p>
<p>Sensible depuis toujours à ces questions, le Club de la presse Strasbourg Europe programme les 3 et 15 décembre deux nouveaux ateliers avec le Centre d&rsquo;Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF). “ Pour une communication sans stéréotypes de genre “, ces rencontres proposent des repères pour comprendre l’histoire de la masculinisation de la langue, quel impact elle a sur nos vies et comment s’en défaire. Soyez nombreux et nombreuses <a href="https://forms.gle/Tmk7SF4Ztrorj2S5A">à vous y inscrire</a> 🙂</p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>Blandine Costentin</strong><br />
Journaliste coordinatrice numérique</span> Grand Est francebleu.fr<br />
Secrétaire générale du Club de la presse Strasbourg Europe<br />
<a href="mailto:Blandine.COSTENTIN@radiofrance.com">Blandine.COSTENTIN@radiofrance.com</a></p>

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<p>La prise de bec du 7 octobre entre la ministre de la transition écologique et le député Julien Aubert qui s’acharnait à appeler Barbara Pompili “madame LE ministre” a réactivé un débat qu’on pensait clos : celui qui oppose partisans et adversaires de la féminisation des fonctions, une féminisation pourtant actée dans le règlement de l’Assemblée, nous rappelle <a href="https://www.lemonde.fr/blog/cuisines-assemblee/2021/10/09/a-lassemblee-nationale-accrochage-entre-madame-le-ministre-et-monsieur-la-rapporteure/">un blog du Monde</a>.</p>
<p>Surprenant ce débat, alors que quatre femmes -au moins- sont candidates à l’élection présidentielle ou briguent l’investiture de leur parti !</p>
<p>Accessoire ? Certainement pas ! En 2016, dans sa préface au très stimulant “<a href="https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pour_une_communication_publique_sans_stereotype_de_sexe_vf_2016_11_02.compressed.pdf">Guide pour une communication publique sans stéréotype de sexe</a>”, Laurence Rossignol, ministre des droits des femmes, écrivait justement : “Dans un pays où l’égalité entre les femmes et les hommes est inscrite dans la Constitution, la langue ne peut rester un domaine où serait encore admise et revendiquée l’expression de la prétendue supériorité d’un sexe sur un autre.”</p>
<p>N’en déplaise à certains grincheux -et grincheuses ;)- la ministre, la présidente ou la maire se sont fait une place dans les médias et la communication -et ce n’est pas à Strasbourg que l’on dira le contraire. L’autrice, l’écrivaine ou la préfète qui naguère nous écorchaient les oreilles semblent désormais couler de source. D’autres mots, d’autres révolutions se profilent. Plutôt que d’aller de controverses en polémiques, essayons de réfléchir au sens et aux enjeux d’une communication plus égalitaire.</p>
<p>Sensible depuis toujours à ces questions, le Club de la presse Strasbourg Europe programme les 3 et 15 décembre deux nouveaux ateliers avec le Centre d&rsquo;Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF). “ Pour une communication sans stéréotypes de genre “, ces rencontres proposent des repères pour comprendre l’histoire de la masculinisation de la langue, quel impact elle a sur nos vies et comment s’en défaire. Soyez nombreux et nombreuses <a href="https://forms.gle/Tmk7SF4Ztrorj2S5A">à vous y inscrire</a> 🙂</p>
<p><span style="font-family: Arial;"><strong>Blandine Costentin</strong><br />
Journaliste coordinatrice numérique</span> Grand Est francebleu.fr<br />
Secrétaire générale du Club de la presse Strasbourg Europe<br />
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Strasbourg a accueilli le congrès national du SNJ
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                            [encoded] => <p>Strasbourg a accueilli le 103<sup>e</sup> congrès national du Syndicat national des journalistes (SNJ) du 20 au 22 octobre 2021. Plus d’une centaine de consœurs et de confrères ont séjourné dans la capitale alsacienne où ils ont déjeuné et diné local à coup de tartes flambées, de choucroutes et de bières pour un accueil alsacien. Pour leurs travaux, les congressistes ont été accueillis dans le magnifique hémicycle de la Région Grand Est. Ces trois jours leurs ont permis de renouveler les instances nationales. Le Premier Secrétaire général du SNJ, Emmanuel Poupard, entame ainsi son second mandat de deux ans.</p>
<p>Comme à chaque congrès, les débats ne se sont cependant pas limités à la politique interne. La liberté de la presse a été au centre des discussions. Le SNJ a organisé un réseau de soutien pour les collègues afghans qui cherchent à fuir leur pays depuis l’invasion de Kaboul par les talibans cet été. Le syndicat a reçu plus de 1 000 appels à l’aide de confrères menacés. Un couple de journaliste afghans était d’ailleurs présent pour témoigner de la situation.</p>
<p>Dans sa résolution finale, le SNJ a, par ailleurs, rappelé que la liberté de la presse se défend également sur le sol français. Dans un contexte de « zemmourization » de la campagne présidentielle, le syndicat a rappelé <em>« qu’aucun journaliste ne peut être contraint d’accomplir un acte ou exprimer une opinion contraire à sa conviction ou sa conscience professionnelle ».</em> Il a appelé à la création d’un <em>« droit d’opposition collective »</em> pour garantir l’indépendance des rédactions.</p>
<p>Par ailleurs, le SNJ s’est inquiété de la création par le ministère de la Culture d’un groupe de travail qui cherche à identifier les journalistes couvrant les manifestations. Le syndicat a annoncé qu’il déposerait un recours auprès du Conseil d’Etat, et saisirait les juridictions européennes, si le gouvernement persiste à entraver le travail des journalistes.</p>
<p>Après deux ans de crise sanitaire, peut-on cependant parler de « retour à la normale » pour la première organisation syndicale de la profession en termes de voix aux élections de la <em>Commission de la Carte</em> d&rsquo;identité des journalistes professionnels (CCIPJ), organisme dont le renouvellement du collège des salariés est en cours jusqu’au 9 novembre ? Alors que le congrès rassemble normalement tous les adhérents qui désirent s’inscrire, il a fallu, cette année, s’adapter à une jauge de 120 participants, un tiers en moins que la normale. De plus, le traditionnel débat public sur un thème d’actualité n’a pas pu avoir lieu. Trop difficile à planifier sans connaître l’évolution de la pandémie à l’avance ! Ce n’est que partie remise peut-on espérer pour le prochain congrès national annuel dont on ne connaît pas encore la localisation.</p>
<p>La section Alsace du SNJ</p>
<p>© Shafi et Sofia, journalistes afghans réfugiés en France avec Emmanuel Poupard, secrétaire général du SNJ, lors de la conférence de presse.</p>

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<p>Comme à chaque congrès, les débats ne se sont cependant pas limités à la politique interne. La liberté de la presse a été au centre des discussions. Le SNJ a organisé un réseau de soutien pour les collègues afghans qui cherchent à fuir leur pays depuis l’invasion de Kaboul par les talibans cet été. Le syndicat a reçu plus de 1 000 appels à l’aide de confrères menacés. Un couple de journaliste afghans était d’ailleurs présent pour témoigner de la situation.</p>
<p>Dans sa résolution finale, le SNJ a, par ailleurs, rappelé que la liberté de la presse se défend également sur le sol français. Dans un contexte de « zemmourization » de la campagne présidentielle, le syndicat a rappelé <em>« qu’aucun journaliste ne peut être contraint d’accomplir un acte ou exprimer une opinion contraire à sa conviction ou sa conscience professionnelle ».</em> Il a appelé à la création d’un <em>« droit d’opposition collective »</em> pour garantir l’indépendance des rédactions.</p>
<p>Par ailleurs, le SNJ s’est inquiété de la création par le ministère de la Culture d’un groupe de travail qui cherche à identifier les journalistes couvrant les manifestations. Le syndicat a annoncé qu’il déposerait un recours auprès du Conseil d’Etat, et saisirait les juridictions européennes, si le gouvernement persiste à entraver le travail des journalistes.</p>
<p>Après deux ans de crise sanitaire, peut-on cependant parler de « retour à la normale » pour la première organisation syndicale de la profession en termes de voix aux élections de la <em>Commission de la Carte</em> d&rsquo;identité des journalistes professionnels (CCIPJ), organisme dont le renouvellement du collège des salariés est en cours jusqu’au 9 novembre ? Alors que le congrès rassemble normalement tous les adhérents qui désirent s’inscrire, il a fallu, cette année, s’adapter à une jauge de 120 participants, un tiers en moins que la normale. De plus, le traditionnel débat public sur un thème d’actualité n’a pas pu avoir lieu. Trop difficile à planifier sans connaître l’évolution de la pandémie à l’avance ! Ce n’est que partie remise peut-on espérer pour le prochain congrès national annuel dont on ne connaît pas encore la localisation.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Creusons,<a href="https://www.club-presse-strasbourg.com/le-club-engage-pour-leducation-aux-medias/"> en allant dans les établissements scolaires</a> et les lieux d’éducation populaire. Pour en apprendre sur leurs besoins, leurs usages&#8230; Et sur les raisons de la défiance. Elle est bien là. Mais la rencontre permet de tordre le coup à quelques idées reçues et de sortir des amalgames sur ces grands-tout que seraient “les jeunes” et “les journalistes”. Car la pratique de notre métier reste mal connue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le dialogue s’engage à partir de ce qu’ils pensent en savoir et en savent déjà. Il nous permet de témoigner de notre quotidien. D’expliquer la manière dont nous travaillons. De raconter ce qu&rsquo;est notre métier. Ce qu&rsquo;il doit être. Et ce qu&rsquo;il doit rester. De parler des choix, de nos sujets et angles, des lignes éditoriales. Des nouvelles opportunités de raconter le monde qu’offre le numérique. Des conditions et des moyens de production de l’information. Et de ce qu’elles rendent possibles…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8230;ou non ! Car la révolution numérique n’a pas seulement modifié les pratiques quotidiennes de tout à chacun. Elle a secoué les rédactions, bouleversé les temps de l&rsquo;information, rebattu les cartes de l’économie des médias d’information. De cela, aussi, il faut pouvoir parler.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle a aussi rendu largement accessibles de nouveaux outils d’expression et de diffusion. Pour le meilleur. Et pour le pire. Car en ouvrant la voie à une large diffusion d’infox, elle nous a propulsés dans l’ère de la “post-vérité”. Un nouvel univers où le partage de contenus passe par l’émotion, les affects et la réaction instantanée, qui font taire la raison critique. La défiance à l’égard “des médias” et “des journalistes” ne demande qu’à s’y épanouir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est donc complexe, mais fort utile de partager avec de jeunes esprits en formation (et leurs aînés !) quelques pratiques professionnelles. Rien de tel pour leur éviter d’errer sans boussole dans une myriade de contenus à portée de clic ! Cette éducation aux médias s’inscrit dans le prolongement de notre métier de médiation, de transmission. C’est une rencontre avec l’Autre. A l’opposé de la logique des algorithmes qui nous amalgame, nous oppose et nous maintient chacun dans nos bulles. Un enjeu démocratique.</p>
<div><strong>Isabelle Maradan</strong><br />
Rédactrice en chef de Wow!News Magazine</div>
<div></div>

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<p>Creusons,<a href="https://www.club-presse-strasbourg.com/le-club-engage-pour-leducation-aux-medias/"> en allant dans les établissements scolaires</a> et les lieux d’éducation populaire. Pour en apprendre sur leurs besoins, leurs usages&#8230; Et sur les raisons de la défiance. Elle est bien là. Mais la rencontre permet de tordre le coup à quelques idées reçues et de sortir des amalgames sur ces grands-tout que seraient “les jeunes” et “les journalistes”. Car la pratique de notre métier reste mal connue.</p>
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<p>Le dialogue s’engage à partir de ce qu’ils pensent en savoir et en savent déjà. Il nous permet de témoigner de notre quotidien. D’expliquer la manière dont nous travaillons. De raconter ce qu&rsquo;est notre métier. Ce qu&rsquo;il doit être. Et ce qu&rsquo;il doit rester. De parler des choix, de nos sujets et angles, des lignes éditoriales. Des nouvelles opportunités de raconter le monde qu’offre le numérique. Des conditions et des moyens de production de l’information. Et de ce qu’elles rendent possibles…</p>
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<p>&#8230;ou non ! Car la révolution numérique n’a pas seulement modifié les pratiques quotidiennes de tout à chacun. Elle a secoué les rédactions, bouleversé les temps de l&rsquo;information, rebattu les cartes de l’économie des médias d’information. De cela, aussi, il faut pouvoir parler.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle a aussi rendu largement accessibles de nouveaux outils d’expression et de diffusion. Pour le meilleur. Et pour le pire. Car en ouvrant la voie à une large diffusion d’infox, elle nous a propulsés dans l’ère de la “post-vérité”. Un nouvel univers où le partage de contenus passe par l’émotion, les affects et la réaction instantanée, qui font taire la raison critique. La défiance à l’égard “des médias” et “des journalistes” ne demande qu’à s’y épanouir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est donc complexe, mais fort utile de partager avec de jeunes esprits en formation (et leurs aînés !) quelques pratiques professionnelles. Rien de tel pour leur éviter d’errer sans boussole dans une myriade de contenus à portée de clic ! Cette éducation aux médias s’inscrit dans le prolongement de notre métier de médiation, de transmission. C’est une rencontre avec l’Autre. A l’opposé de la logique des algorithmes qui nous amalgame, nous oppose et nous maintient chacun dans nos bulles. Un enjeu démocratique.</p>
<div><strong>Isabelle Maradan</strong><br />
Rédactrice en chef de Wow!News Magazine</div>
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